Au cœur de l’été, les annonces majeures se font rares. De quoi reprendre son souffle avant le tunnel de fin d’année qui débutera dès la fin du mois d’août et la Gamescom pour nous emmener tranquillement jusqu’à une fin d’année placée sous le signe du mastodonte GTA VI. Et en attendant que ce second semestre batte son plein, Xbox et PlayStation peaufinent leurs stratégies tandis qu’on en apprend davantage sur les coulisses du développement de l’une des sensations du Summer Game Fest, Final Fantasy VII: Revelation.
Final Fantasy VII: Revelation – Tout casser pour tout améliorer ?
Lorsqu’a été annoncé le développement du remake de Final Fantasy VII, l’un des épisodes les plus emblématiques de la saga, les fans étaient en effervescence. Et si certains y voyaient à l’époque une simple opportunité mercantile, notamment parce que le jeu se décline en plusieurs parties distinctes, force est de constater après la sortie des deux premiers volets qu’il s’agit de bien plus que cela.
Et pourtant, malgré deux parties saluées par la critique, Naoki Hamaguchi, à la tête du projet, souhaite encore faire évoluer l’expérience. Une démarche qui s’était déjà vérifiée entre Remake et Rebirth, où, après avoir entendu les critiques des joueurs, la formule avait évolué afin d’offrir un deuxième épisode bien plus abouti. Pour Revelation, les équipes semblent, une nouvelle fois, à l’écoute des joueurs pour moderniser la saga sans pour autant la dénaturer.
Système de combat, open world, interactions du joueur avec son environnement, chaque aspect de cet opus devrait être retravaillé pour tenter d’obtenir un final à la hauteur de l’épisode original. Reste à présent à voir si ces belles promesses seront suivies d’effet.
PlayStation continue de faire l’autruche
Après presque un mois sans communication de PlayStation concernant son annonce de stopper la production de disques dès 2028, de plus en plus de voix dans l’industrie s’élèvent et se positionnent dans le débat. Alors que le jeu vidéo devrait nous rassembler, l’industrie n’a jamais été aussi divisée. Alors, on entend bien les Yves Guillemot (Ubisoft) ou Chet Faliszek (Valve) balayer le sujet d’un revers de main méprisant, mais il y a bien un sujet.
Ce n’est pas que notre droit d’avoir le choix dans notre acte d’achat qui est visé, c’est aussi notre droit de propriété qui est remis en question. On en a d’ailleurs eu l’illustration cette semaine avec la panne mondiale du PSN qui a bloqué l’accès à leurs jeux pour des millions de joueurs pendant plusieurs heures (on attend encore le mot d’excuse de la compagnie d’ailleurs). Voilà l’avenir que nous réserve le 100 % dématérialisé poussé par PlayStation.
Un avenir dit-on choisi par les joueurs eux-mêmes mais qui, quand on y regarde de plus près, est aussi pour beaucoup la résultante d’une manipulation des chiffres et une illusion de choix offerte aux clients. Et si les autorités légales prétendent ne pas avoir les moyens pour freiner ce recul historique des droits des consommateurs, il n’est pas interdit de penser que ce sont les joueurs eux-mêmes qui les défendront.
This is an Xbox, again
On l’a compris ces derniers mois, Asha Sharma conduit Xbox en fonction du sens dans lequel souffle le vent. Après avoir expliqué vouloir repartir de zéro, proposer des exclusivités maison et redonner à Xbox l’image d’un consolier à l’écoute des joueurs, l’entreprise s’est délestée de milliers d’employés, de studios emblématiques et semble foncer à pleine vitesse droit dans le mur. Pire encore, le cynisme avec lequel le Xbox Games Showcase n’était qu’une vitrine pour vendre ses actifs à la découpe au plus offrant a suscité la colère des fans de la marque.
Mais l’entreprise n’en est plus à ça près. D’autant qu’après avoir enterré la campagne de communication de Sarah Bond, « this is an Xbox », celle-ci semble renaître de ses cendres avec la possibilité de lancer les jeux de sa bibliothèque depuis presque n’importe quel écran via l’application Xbox.
Très en avance sur la concurrence dans le domaine du cloud gaming, Xbox pourrait faire le choix, à moyen terme et dans un avenir 100% dématérialisé, de se contenter de proposer ses applications et ses services sur un maximum de matériels. N’est-ce pas paradoxal finalement après avoir annoncé vouloir mettre un terme à sa stratégie multi-plateforme ?

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