Annoncé le 16 avril lors du Xbox First Look, Metro 2039 marque le retour de la saga dans les tunnels de Moscou. Après Exodus et son monde ouvert, 4A Games renoue avec ses racines. Claustrophobie et horreur psychologique sont à nouveau au programme.
Retour en enfer
Metro 2039 est enfin là après sept ans de silence, entrecoupés d’un préquel VR signé Vertigo Games, Metro Awakening, sorti en novembre 2024, qui avait maintenu la licence sous perfusion sans vraiment combler le manque. Après Metro Exodus et son exploration en surface, Metro 2039 replonge les joueurs dans les tunnels et tire pleinement profit de ce qui rend Metro spécial : les couloirs étroits, l’obscurité poisseuse et cette sensation d’étouffement permanente.
Le joueur incarne The Stranger, un reclus hanté par de terribles visions, contraint de redescendre dans les tunnels malgré lui. C’est le premier protagoniste entièrement doublé d’un Metro principal, rompant avec le format du héros silencieux qu’était Artyom dans les épisodes précédents. Un choix qui renforce l’ancrage narratif dans une histoire écrite en collaboration avec Dmitry Glukhovsky, l’auteur des romans originaux. Le contexte politique est brutal : les factions souterraines sont désormais unifiées sous la bannière du Novoreich, menées par Hunter, le légendaire Spartan devenu Führer, qui promet une nouvelle vie en surface pendant que les populations souterraines suffoquent sous la propagande et la peur.
« The enemy must be destroyed »
Metro 2039 n’est pas qu’un jeu vidéo. C’est aussi un témoignage. De nombreux membres de l’équipe ont dû s’abriter lors de frappes de drones et travailler sur batteries et groupes électrogènes pour faire avancer le développement. L’auteur des romans, Dmitry Glukhovsky, vit en exil après avoir été condamné à huit ans de prison par contumace en Russie pour avoir critiqué l’invasion de l’Ukraine.
4A Games l’admet sans détour : l’invasion russe a imposé une réécriture complète du scénario, recentrant les thèmes sur la tyrannie, la guerre, et un récit délibérément plus sombre. L’histoire reste authentiquement Metro, ancrée dans l’univers de la licence, mais racontée depuis une perspective ukrainienne.
Sur le plan du gameplay, on retrouve les fondamentaux : exploration, infiltration, affrontements rapprochés, armes défaillantes et retour des Nosalis dans les stations en ruine. 4A Games pousse plus loin le storytelling environnemental avec ce qu’ils appellent des « frozen stories » : chaque pièce raconte ce qui s’est passé à travers des détails soigneusement placés, sans exposition directe. L’interface est réduite au strict minimum. Techniquement, le moteur interne de 4A a été entièrement retravaillé, avec une implémentation du ray tracing reconstruite de zéro pour des performances mieux maîtrisées.
Metro 2039 sortira cet hiver sur PS5, Xbox Series X|S, PC via Steam et Epic Games Store. Une date précise reste à confirmer, mais l’attente touche clairement à sa fin.

Metro 4 – Un développement sous tension, mais toujours en bonne voie
antbrd

Test Solasta II — l’Art de la Guerre, en attendant l’art du récit
Shylar

Sur quoi allons-nous frissonner en 2026 ? Notre sélection de jeux d’horreur à venir
HypodermicWitch