La crise qui touche les composants de mémoire et de stockage a fait décoller le prix des machines. Et la crainte, il y a encore quelques mois, de consoles de prochaine génération vendues plus de 1 000€ est aujourd’hui une réalité à laquelle nous nous sommes tous résolus. Pire, on en est à espérer que les consoles, PS6 et Xbox Helix, soient réellement vendues autour de ce prix, et pas plus. Ce qui est de moins en moins probable.
Familier des fuites, et annonçant généralement des indiscrétions qui se vérifient ensuite (comme certaines specs de la PS5 Pro, par exemple…), KeplerL2 a ainsi récemment publié des informations sur le coût du matériel embarqué par la future PS6 : la RAM et le stockage auraient ainsi à eux seuls un prix de revient de 680$ (607€ à l’heure où nous rédigeons l’article). Ajoutons le reste du matériel, le stockage, l’emballage et le transport, mais aussi un coût d’amortissement de recherche et développement, ou encore la marge du fabricant, le marketing et la TVA, et non seulement les 1000€ seront largement atteint, mais surtout, on pourrait se rapprocher dangereusement des 2 000€.
Un tarif prohibitif pour de nombreux joueurs, sur lequel Sony n’aura, qui plus est, que peu de marche de manœuvre, sauf à subventionner largement la console. C’est-à-dire qu’au-delà de rogner ses marges, le japonais devra peut-être vendre les machines moins chères que ce qu’elles lui coûteront à produire. Dans tous les cas, il devra prendre un pari.
Soit il vend les consoles au prix qu’elles coûtent effectivement (c’est-à-dire, on l’a vu, bien plus cher que les machines de génération actuelle), au risque de se couper d’une partie des joueurs qui ne pourront ou ne voudront pas dépenser autant dans une console. Et derrière une baisse des ventes, c’est aussi le risque d’une perte d’intérêt des éditeurs, entrainant un catalogue appauvri, limitant le désir pour la machine, ce qui impacterait les ventes, etc. On voit le cercle vicieux qui se dessine.
Soit il consent à perdre de l’argent sur les consoles lors de leur sortie, en espérant à la fois une baisse des coûts des composants (qui lui permettrait de redevenir « gagnant » sans toucher au tarif) et un retour sur investissement via les abonnements et les commissions prises sur les jeux vendus (qui vont nécessairement augmenter, puisqu’avec la fin du support physique le PSN deviendra plus ou moins l’unique distributeur de jeux PlayStation). Une solution qui nécessitera un investissement plus lourd, et qui reste tributaire des dépenses a posteriori des joueurs.
Dans tous les cas, si Sony souhaite que les joueurs achètent ses consoles en dépensant des sommes qu’on aurait jugées astronomiques il y a encore quelques mois, il va falloir arriver avec un catalogue et des « killer app » à même de les convaincre de passer à la caisse. Et si Sony compte plutôt sur les achats sur le PSN pour se refaire côté commissions, il va falloir arriver avec un catalogue et des « killer app » à même de convaincre les joueurs de multiplier les achats. Bref, c’est surtout sur le catalogue que le succès de la console se jouera.
Avec une génération PS5 en demi-teinte (et encore…), et des tarifs qui ne pourront pas être agressifs, au contraire, PlayStation ne pourra plus se contenter de compter sur sa cote d’amour comme lors du passage de la PS4 à la PS5. Et finalement, c’est peut-être une bonne nouvelle pour les amateurs de jeux vidéo. Pour les riches, au moins.

RAMageddon : Xbox, Apple et Nvidia inaugurent une ère tech plus chère que jamais
Rob

La PS6 sera-t-elle d’abord une console portable ? Les indices s’accumulent
ElMama

Clap de fin pour les cinématiques d’Intergalactic: The Heretic Prophet
La Plume
RAMageddon : Xbox, Apple et Nvidia inaugurent une ère tech plus chère que jamais
La PS6 sera-t-elle d’abord une console portable ? Les indices s’accumulent