C’est la période d’Halloween, les fantômes, les bonbons, les citrouilles et autres épouvantails sont de sortie. Pour tout « gamer » qui se respecte, il est plus que jamais l’heure de sortir son meilleur jeu d’horreur et de se lancer, manette en main, dans une soirée terrifiante.
Seulement voilà, tout le monde n’a pas cet attrait pour la peur, préférant généralement le confort d’un sous-vêtement propre. Fort heureusement, il existe le Cozy Horror, un genre qui n’est finalement ni plus ni moins que de l’horreur douce qui privilégie l’étrange au terrifiant (ce qui n’empêche pas de glisser quelques petits bruits çà et là…).
Creature Kitchen, Strange Horticulture ou encore le plus connu Dredge font partie de toute cette gamme au même titre que notre sujet du jour : The Mailroom.
(Test de The Mailroom réalisé sur PC via une copie commerciale du jeu)
Rendez-vous en enfer
Une lettre à travers la fente aux lettres de la porte d’entrée, nous voilà embauchés en enfer (même plus besoin de traverser la rue !). Nous n’avions pas postulé et pourtant… un clin d’œil plus tard et nous sommes téléportés dans un étrange ascenseur dont la porte s’ouvre vers nos nouveaux quartiers.
The Mailroom est une appellation particulièrement claire, définissant avec simplicité ce qui se passera dans nos deux prochaines heures : on reçoit du courrier, il faut l’envoyer au bon étage tout en brûlant tout ce qui ne colle pas.
C’est un travail un peu rébarbatif, chaque enveloppe doit être assez grossièrement consultée pour valider la combinaison nom/prénom/étage du destinataire grâce à un registre dédié, puis placée dans une capsule pneumatique avant d’être envoyée.
La routine est quelquefois brisée par de nouvelles instructions comme celle d’envoyer des éléments moulus au laboratoire : escargots, poissons, cuisses de grenouilles… On récupère ces éléments avant de les pilonner ou de les peser puis de les glisser dans un petit bocal qui fera très bien l’affaire.
Bienvenue à Halloween !
Ce qui fait l’intérêt du titre, c’est évidemment son ambiance et son mystère. Comme nous le mentionnions tout à l’heure, The Mailroom est un jeu dit de Cozy Horror, on trouve donc régulièrement quelques très légers jumpscares mais également tout un package sonore qui mérite d’être mentionné.
Tout cet enrobage qui n’aurait pu être qu’accessoire est finalement très très convenable pour un titre aux ambitions si peu élevées. On se retrouve régulièrement à tourner la tête pour voir ce qui se passe derrière tout en cachant les objets à l’apparence un peu trop malicieuse pour ne pas les suspecter de générer une nouvelle mécanique de jeu.
Graphiquement, les teintes de rouge et de noir font très bien leur office, c’est évidemment un style visuel qui tranche avec les habitudes mais nous n’avons pas eu de problème de lisibilité ou de compréhension. Le reste du travail se faisant à travers votre œil avisé.
Nous n’en dirons pas plus sur The Mailroom, chaque mot écrit nous rapprochant un peu plus du divulgâchage inéluctable d’une expérience totalisant seulement deux heures de jeu tout en se renouvelant assez régulièrement pour vous laisser quelques surprises. Sachez seulement que pour une petite soirée d’Halloween, le titre est tout trouvé.
Il ne s’agit pas d’un grand moment de terreur ni même d’un prétendant au top 10 des jeux de l’année, mais d’un titre sympa à déguster tranquillement un soir d’automne pluvieux, avec des petits crackers en forme de fantômes et une guirlande au-dessus de la tête.


