Alors que la toute nouvelle console de salon de Valve dépasse sans souci la barre des 1 000 €, l’industrie et les bidouilleurs sont déjà en train de répliquer. En l’espace de quelques jours, une pluie de Steam Machine à moustache a envahi le marché. Une tendance forte qui prouve une chose : si le hardware officiel est devenu un luxe, le système d’exploitation de Valve, lui, est en train d’occuper les esprits.
La guerre des Steam Machine
On ne va pas se mentir, l’étiquette de 1 039 € affichée par Valve pour sa Steam Machine de base a laissé un goût amer à bon nombre de joueurs. En pleine crise des prix du hardware, ce tarif élitiste a ouvert une brèche géante dans laquelle les constructeurs tiers se sont engouffrés à une vitesse folle. Et le premier à avoir dégainé n’est autre que le revendeur français LDLC avec sa provocante Stim Machine.
Proposée au centime près au même tarif que sa muse, la machine de LDLC a choisi de dépasser Valve sur le terrain de la puissance brute. Exit les puces semi-custom bridées pour tenir dans un format lilliputien. La Stim Machine embarque un processeur AMD Ryzen 5 8400F épaulé par une carte graphique de nouvelle génération, la Radeon RX 9060 XT. Le résultat est sans appel : selon les tests de Gamers Nexus, ce clone délivre jusqu’à 70 % de performances supplémentaires.
Évidemment, il y a un revers à la médaille. Le boîtier est bien plus volumineux et fait totalement l’impasse sur la technologie HDMI CEC. Impossible donc d’allumer sa TV d’un simple clic sur la manette. Un comble pour une expérience de salon, ce qui explique sans doute pourquoi l’appareil est déjà devenu de l’histoire ancienne chez le revendeur.
Mais la foire aux clones ne s’arrête pas là. Tel une armoire normande, Meta PC a lancé son Steamroller, un ordinateur qui assume totalement ses mensurations de déménageur (38 cm de long) mais qui tourne nativement sous le système de Valve, offrant l’avantage d’être entièrement réparable et évolutif.
Plus créatif encore, le monde du DIY s’est emparé du phénomène avec la Terk Box, un boîtier compact à imprimer soi-même en 3D. Conçu par un ingénieur de chez AMD, ce petit monstre de poche réussit l’exploit d’accueillir une GeForce RTX 5060 installée en diagonale. De son côté, le média PC Guide a prouvé qu’en commandant simplement ses composants sur Amazon et en optant pour un boîtier Mini-ITX bien pensé, on pouvait obtenir un équivalent parfait pour un prix bien plus digeste.
Le SteamOs, vrai terrain d’engagement de Valve
Derrière cette explosion de projets, la véritable star n’est pas le plastique ou le silicium, mais bien SteamOS 3.8. En publiant une version autonome et ouverte de son système d’exploitation, Valve a offert les outils de sa propre concurrence. Libéré des lourdeurs chroniques de Windows, SteamOS transforme n’importe quelle configuration PC en une console de salon redoutable d’efficacité, relançant par la même occasion la grande mode du montage de PC gamer à la maison.
Malheureusement, si vous cherchez l’expérience épurée, plug-and-play et parfaitement intégrée à votre téléviseur, la Steam Machine officielle de Valve reste la seule option viable. En revanche, si vous refusez de payer le prix fort pour un hardware limité, le moment est peut-être venu de ressortir vos tournevis et d’installer SteamOS sur une machine personnalisée, moins cher, plus efficace et peut-être même sans concession selon les pièces qui finissent dans votre panier.
Une chose est sûre : l’hégémonie Microsoft-ienne du jeu sur PC est plus que jamais menacée… Profitons en !

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