Lancée à la (presque) surprise générale par Valve, la toute nouvelle Steam Machine s’apprête à débarquer dans nos salons. En transposant l’écosystème PC vastement optimisé via SteamOS dans un format de poche orienté plug and play, la firme de Gabe Newell espère conquérir le grand public avec un genre autrefois réservé aux bidouilleurs de tour. Cependant, le paysage actuel du hardware s’est profondément transformé et complexifié.
Aujourd’hui, le marché subit une double pression. D’un côté, les consoles de salon traditionnelles comme la PlayStation 5 et la Xbox Series affichent des rapports performances-prix imbattables, solidement installées sous les téléviseurs. De l’autre, l’explosion de l’intelligence artificielle a provoqué une pénurie mondiale et une flambée spectaculaire des coûts de la mémoire RAM et des SSD, captant les lignes de production et asphyxiant le marché grand public.
Face à cette saturation et au choc de la réalité économique, la Steam Machine ne peut plus se contenter de la stratégie agressive du Steam Deck, jadis vendu presque à perte. Pour tenter de s’imposer, Valve mise sur un écrin d’une miniaturisation remarquable, un silence de fonctionnement absolu, et surtout, sur une tarification questionnable qui fait parler d’elle.
Tout un budget
Et pour essayer de s’emparer des clés du salon, la machine affiche un ticket d’entrée qui fait grincer des dents : 1 049 dollars pour le modèle de base équipé d’un maigre SSD de 512 Go. Rien que ça. Un prix qui peut faire sourire de ridicule pour les adeptes du rapport qualité-prix qui s’étouffent tranquillement dans le fond de la salle, mais un prix qui n’est finalement que la version « deluxe » du hardware que la machine représente.
Sous le capot, on découvre des composants customisés par AMD qui, sur le papier, offrent des performances modestes, proches d’une simple PS5, peinant parfois à standardiser le 1440p à 60 images par seconde sur les derniers gros titres. Un bilan technique un peu chiche pour dépasser la barre symbolique des mille écus. Les versions haut de gamme avec 2 To de stockage grimpent quant à elles jusqu’à 1 349 dollars, adoucissant la douloureuse avec des façades interchangeables en tissu rouge ou en noyer véritable… wouhou.
Pourtant, c’est à l’épreuve du comparatif que l’argumentaire de Valve retrouve un peu de sa superbe. Si l’on tente de monter un ordinateur de salon équivalent, le tarif observé est finalement assez proche, après quelques recherches, on estime une fourchette assez large entre 750 et 950 deniers pour réussir à mettre la main sur un pc de salon équivalent.
Au plus bas de cette fourchette, on sacrifie la taille, le poids et le silence, forcément. Mais pour un ordinateur au format Mini-ITX compact, silencieux et capable de se fondre dans le décor la facture finale atteint sensiblement la même somme chez les revendeurs de pièces détachées. La miniaturisation a un coût que le marché du composant ne pardonne pas.
L’entrée de gamme ? Le Luxe ? La Steam Machine ?
En visant le milieu de tableau des machines de jeux des joueurs de Steam, Valve semble miser sur la « machine de base », il faudra cependant attendre les benchmarks pour savoir si l’optimisation de son OS permet d’utiliser tout ce que contient cette machine, définitivement dédiée aux joueurs qui ont les moyens de se jeter dessus.
La Steam Machine est « disponible » par un système de réservation très strict pour contrer les scalpeurs auquel vous pouvez vous inscrire dès maintenant pour peut-être avoir la chance de lâcher un peu plus des deux tiers du smic français net. Les festivités débuteront dès le 30 juin pour les quelques chanceux tirés au sort. La Steam Machine réussira-t-elle son évasion vers le grand public ou restera-t-elle un jouet de luxe pour technophiles fortunés ?

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n1co_m

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Sreex

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Ninof