Le temps passe sans pour autant entamer l’espoir généré autour de Star Citizen. Malgré son sempiternel statut de jeu en accès anticipé, et ce depuis près de 10 ans, l’ambitieux space opéra continue de concentrer les investissements, si bien que l’on vient désormais de franchir le cap du milliard de dollars investi dans l’œuvre depuis le lancement du projet.
Le milliard d’une chimère
C’est en 2012 que commença le chantier Star Citizen. Son développeur Cloud Imperium invita alors les joueurs intéressés à participer financièrement à la perspective qu’on leur offrait. Un appel qui prit facilement et qui, très vite, atteignit une ampleur considérable : dès le commencement, le jeu engrangea pas moins de deux millions de dollars.
Avec un tel poids, Star Citizen peut facilement prétendre au titre du jeu le plus coûteux de l’histoire. Certains iraient même jusqu’à le qualifier de l’“arnaque la plus chère de tous les temps”. Ce qui peut être compréhensible : près de quinze années de développement, une sortie en accès anticipé qui s’éternise et des items proposés à des prix exorbitants… Il y a plus d’un argument à retenir contre Cloud Imperium.
C’est d’ailleurs l’un de ces objets qui a permis au titre de devenir milliardaire. Le jeu étant participatif, c’est donc aux participants de l’enrichir en choisissant notamment les vaisseaux qu’ils souhaiteraient voir apparaître. Parmi eux, il y avait celui qui vient d’être mis en lumière par la communauté et la presse: le colossal vaisseau Anvil Odin, dont la particularité était de coûter 5000 dollars.
Un rêve qui cherche à devenir réalité ?
Un prix considérable qui a provoqué plusieurs réactions, à l’instar de la moqueuse expression “le PNG à 5 000 dollars” pour désigner de manière un peu méprisante ledit aéronef. Et il y a en effet beaucoup à dire. D’un côté, on peut fustiger l’existence d’une telle offre. De l’autre, c’est l’enthousiasme même du joueur qui crée des interrogations : ne fait-il pas preuve d’une ferveur excessive pour une simple œuvre fait de pixel ?
Que l’on comprenne ou non l’engouement suscité, il y a un point qui accordera tout le monde : le modèle économique et le contrat initial conclu entre les deux parties (développeur et joueurs) ne conduirait-il pas forcément à l’émergence d’abus ? Cela semble être une évidence, d’autant qu’il existe un grand nombre d’exemples de financement participatifs catastrophiques qui peuvent l’illustrer sans mal.
Certes, Cloud Imperium continuera de se justifier en appuyant sur sa volonté de fournir une expérience optimale à la communauté. Et, on a aucune raison de remettre en doute cette parole… Mais, dès lors, qu’est-ce qui l’empêcherait de sortir une première version pour ensuite la modifier comme un certain No Man’s Sky par exemple ? Après tant d’années n’y a-t-il pas assez de matière pour tenter l’expérience ?
Maintenir le statut actuel de Star Citizen aurait sans doute ses avantages. Toujours-est-il qu’il se fait attendre, au même titre que son versant solo : l’expérience narrative Squadron 42, qui, par ailleurs, sollicite le concours d’acteurs tels que Mark Hamill, Gary Oldman ou encore Gillian Anderson.
Et s’il n’y a pas encore de date pour ces derniers, il se pourrait bien que 2026 soit enfin l’année qui les ancrera définitivement dans le paysage vidéoludique, du moins est-ce le cas pour le second cité (Squadron 42) si l’on en croit les informations à notre disposition.

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