On a tendance à l’oublier avec le temps, mais Ankama, ce n’est pas que l’épopée transmédia de Dofus ou les déboires de Wakfu. C’est également une maison d’édition tentaculaire, capable de propulser du manga comme Radiant ou de couver l’excellence de la bande dessinée via le Label 619. Ce catalogue d’auteurs prestigieux, emmené par des noms comme Singelin ou Bablet, partage d’ailleurs souvent une esthétique commune avec le sujet qui nous occupe : le jeu vidéo.
En tant qu’éditeur de jeux, Ankama a généralement le nez fin. Leur nouveau poulain s’appelle Savara, un Roguelite à mi-chemin entre l’onirisme brutal d’Hades et la rigueur technique d’un Monster Hunter. Après avoir patiemment affûté ses lames en accès anticipé pendant un an, le titre s’apprête à passer en version 1.0 le 20 mai prochain.
Pour marquer le coup, Ankama ne fait pas les choses à moitié : le jeu s’invitera sur PS5 et Xbox en plus du traditionnel ordinateur de salon. Chouette !
Toi ça va ? Oh Savara
Dans Savara, vous incarnez Savara une combattante valeureuse invitée à festoyer en l’honneur du dieu Iop à grands coups de lames doubles, marteaux ou épées boucliers. Ce lexique évoque sans aucun doute les plus belles heures de la chasse aux monstres nippone.
Les adeptes de l’éradication de Rathalos ou des féroces Deviljho ne seront pas dépaysés : le système d’équipement repose sur une itémisation en cinq pièces générant des combos statistiques, le tout assemblé à partir de morceaux de monstres fraîchement découpés.
Cette boucle de gameplay, bien que classique, pourrait bien s’imbriquer parfaitement dans la structure du Roguelite, rendant chaque run potentiellement synonyme de montée en puissance.
Mais comme mentionné plus haut, Savara lorgne également du côté de chez Supergiant Games. L’inspiration est flagrante dans la caméra isométrique, bien sûr, mais également dans son système de power up tant repris par d’autres titres comme Death Must Die.
Remplacez les dieux grecs par des effets passifs thématiques comme le saignement, le contrecoup ou le jugement, et vous obtenez un système de synergie à première vue solide.
Finalement, là où Savara tente de se démarquer de ses concurrents Roguelite, c’est dans son approche du combat de monstre tout droit tirée du fameux Monster Hunter mentionné plus haut. Le titre nous vends ainsi un système de combat transformant chaque duel en un ballet stratégique et punitif.
Nous fixons nos yeux sur cette sortie en 1.0 en espérant que le titre ait bien avancé depuis l’année dernière. Vu notre confiance habituelle envers les éditions transmédia d’Ankama, nos attentes sont définitivement élevées pour ce mélange des genres qui s’annonce musclé.

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