Dernièrement, en réaction à l’annonce de la fin prochaine du support physique, l’Union européenne a révélé être dans l’impossibilité d’agir face au problème soulevé par la société japonaise. Une impuissance qui ne semble cependant s’être emparer du Mexique où certaines personnalités politiques ont entamé une plainte antitrust visant notamment à dénoncer les agissements du constructeur.
Le danger du monopole
Prenant ses sources d’un rapport officiel, le site d’actualité Levelup a attiré l’attention sur les mesures que comptent appliquer deux figures politiques mexicaines en réponse à l’annonce faite par Sony. En effet, une plainte sera prochainement déposée auprès de la commission anti-trust mexicaine par la députée Irais Reyes et le sénateur Luis Donaldo Colosio, lesquels déplorent les conséquences délétères qui résulteraient de l’abandon du support physique.
Ainsi, la démarche tendrait à défendre les droits des joueurs en ouvrant une enquête approfondie sur le sujet. Une cause visiblement chère à Reyes qui, par ses actes, semble avoir déjà manifesté un intérêt tout particulier pour le média en combattant une tentative de projet controversé. C’était en 2025 : l’élu s’opposait alors à la présidente Claudia Sheinbaum qui envisageait d’imposer une taxe de 8% supplémentaires aux achats effectués sur le PS Store.
L’initiative, loin d’être une tentative de récupération, a donc du sens et les élus la justifient en dénonçant le monopole que Sony est sur le point de se créer. En concentrant tous les produits sur sa seule plateforme numérique, le constructeur japonais aura alors la latitude nécessaire pour fixer ses prix. Cependant, par manque d’alternative, le consommateur se retrouvera dans l’obligation de l’utiliser, ne pouvant notamment plus avoir recours au marché de l’occasion.
Vers une révolte à grande échelle ?
Certes, Sony se défendra sûrement en invoquant la possibilité d’acquérir une version boîte chez le détaillant contenant le code d’accès au jeu, toutefois cette alternative supposée reste insuffisante. Elle ne repoussera pas la précarité et l’incertitude qui menacent de s’abattre sur les joueurs. Et pour appuyer le propos, les plaignants se sont notamment référés à la suppression récente de plus de 500 films de sa plateforme. Un exemple qui les amène au constat suivant :
“Sony deviendrait à la fois l’arbitre et le joueur au sein de son propre écosystème, et nous savons ce qui peut arriver lorsqu’une seule entreprise contrôle tous les segments du marché”.
De plus, en plus de favoriser la fermeture potentielle des boutiques spécialisées, cette disparition du physique entraînerait une disparité entre les consommateurs. Le principal argument à cette crainte repose dans une particularité locale. Le Mexique, dans certaines de ses régions, ne disposerait pas des infrastructures nécessaires au bon fonctionnement du Wi-Fi. Ce qui bloquerait un grand nombre de joueurs dans leur volonté de suivre leur passion.
C’est dans le but d’empêcher tout cela que s’élèvent les voix. Et le Mexique n’est pas le seul État à se poser en opposant face à Sony, sur la question du monopole notamment : une députée brésilienne (Erika Hilton) s’est par exemple prononcée en faveur d’une enquête et les Pays-Bas ont déposé une plainte (réclamant pas moins de 400 millions d’euros à Sony) censée représenter plus d’un million de consommateurs.
Et bien d’autres suivront probablement, car une chose est sûre : la décision péremptoire de Sony est loin de faire l’unanimité. Seulement ces protestations auront-elles un poids suffisamment important pour faire bouger les choses, et exhorter les institutions compétentes à chercher des solutions ?

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