Le rapprochement entre le cinéma et le jeu vidéo est aujourd’hui devenu une évidence. Plus une création vidéoludique séduit, plus il y a de chances de la voir débarquer sur grand écran : Resident Evil, Minecraft ou le très prochain Street Fighter constituent des exemples probants… Et, à ces derniers, s’ajouteront inéluctablement plus d’un candidat. C’est d’ailleurs ce dont il est question puisque Embark Studios vient d’annoncer la transposition en long-métrage et série TV de ses titres à succès : ARC Raiders et The Finals.
La réussite appelle l’ambition
Dans leur domaine, les deux jeux font l’objet d’un engouement certain : ARC Raiders s’est vendu à plus de 16 millions d’exemplaires et le free-to-play The Finals a accueilli jusqu’à présent une trentaine de millions de joueurs. Avec un tel palmarès, il y a de quoi vouloir toucher à des ambitions plus grandes. Et pour tenter de les concrétiser, Embark Studios et l’éditeur Nexon viennent de signer un contrat avec Chernin Entertainment, une société spécialisée dans le cinéma de genre comme le signalent ses différents travaux : le récent Backrooms ou la dernière saga de la Planète des Singes…
Pour l’instant, Variety (à qui l’on doit la nouvelle) n’en sait que le strict minimum. Les projets existent mais l’information partagée reste très large : on parle de types de production, mais rien ne nous permet de dire quelle œuvre aura droit à la série et laquelle visera des prétentions cinématographiques. Est-ce à croire que les licences se déclineront sur les deux médias de manière égale ? On attendra d’en savoir plus…
L’exportation de marques…
Mais, quoi qu’il en soit de leur forme respective, une question surgit : l’adaptation est-elle judicieuse ? Pour le président de Chernin Entertainment (David Ready), il n’y a pas de doutes à avoir puisque les franchises concernées contiendraient les éléments nécessaires à un tel exercice. Des paroles que l’on doit néanmoins contester, ou du moins nuancer.
Car même si les univers portent censément un immense potentiel, The Finals et ARC Raiders ne doivent-ils pas l’essentiel de leur valeur à ce qu’ils proposent en termes de gameplay ? Il s’agit de jeux multijoueur qui engagent leurs participants, pas d’œuvres où on ne peut être que spectateur. Leur univers finalement ne se mesure pas à leur lore, mais aux publics qu’ils rassemblent et aux interactions qu’ils créent. Les dépouiller de cette valeur n’aurait donc pas vraiment de sens.
Mais la notion de sens n’a sans doute que très peu de poids face aux raisons qui engendrent les adaptations. Beaucoup d’entre elles se résument moins à une volonté artistique qu’à une tentative d’exportation de marque. Elles ne s’inscrivent ni plus ni moins que dans une stratégie marketing favorable aux deux parties : l’industrie cinématographique peut compter sur un public bien ancré et les détenteurs des licencesconcernées ont, eux, l’occasion de s’adjuger de nouveaux adeptes.
Une philosophie qui sera certainement de plus en plus répandue au fil des années. D’autant qu’il existe un exemple de succès sur lequel on peut allégrement s’appuyer : Nintendo et sa franchise des Super Mario qui, une fois débarquée dans les salles obscures, a permis de propulser les ventes des jeux de la marque.

Critique Resident Evil (2026) – Le mal a un fou rire
Al

La Paramount engagée pour adapter Call Of Duty au cinéma
Bear

Jeux vidéo et cinéma – Un mariage d’argent, mais pas seulement
n1co_m
Critique Resident Evil (2026) – Le mal a un fou rire
La Paramount engagée pour adapter Call Of Duty au cinéma
