La dernière session de beta ouverte de Marvel Tokon: Fighting Souls se termine ce dimanche et les joueurs ont globalement été conquis par la proposition du studio Arc System Works. De malheureuses surprises ont ponctué l’expérience : l’impossibilité de se connecter au PSN, les problèmes d’affichage sur PC et une maintenance impromptue des serveurs. Cela n’a pas empêché les fans déjà convaincus ou ceux qui l’étaient un peu moins de se faire la main sur le jeu qui sera disponible le 6 août.
En plus du mode versus classé ou non, la beta permet d’essayer le mode histoire dont l’équipe créative, à l’image de la direction artistique, incarne la rencontre entre deux cultures : le manga et le comics.
Une plume britannique : Kieron Guillen
Le choix d’engager le journaliste et scénariste Kieron Guillen pour l’écriture du mode histoire de Marvel Tokon est intéressant. Ce n’est pas un auteur qu’on associe aux influences orientales, ni un homme de culture japonaise. Cependant, même s’il n’est pas le plus en vogue des artistes, il reste fiable et respecté dans l’industrie du comic book américain.
C’est un passionné de jeu vidéos qui a prêté sa plume à de nombreux magazines spécialisés à la fin des années 1990, mais il est avant tout connu pour son travail prolifique chez Marvel Comics. Depuis le début du millénaire, il a produit du très bon comme du très mauvais. On louera sans hésiter son passage sur les X-men (surtout l’excellent Immortal X-men), mais aussi Dark Vador et ses travaux indépendants comme Die et The Wicked + The Divin.

Des crayons bien connus aux USA et au Japon
Les noms des trois mangakas, des deux dessinateurs de comics et des deux coloristes qui composent l’équipe créative du mode histoire de Marvel Tokon: Fighting Souls nous ont été révélés par l’intermédiaire de Shorts dévoilant quelques extraits de leurs travaux.
Ceux qui ont joué à la beta ont prolongé cette découverte en profitant de l’art de Betten Court. Celui-ci est habitué à dessiner des super héros puisqu’il cosigne Vigilante, le spin off de My Hero Academia. Il n’est pas de l’acabit d’Hideyuki Furuhashi, mais voir un nom associé à ce shonen extrêmement populaire aux USA pourrait plus que satisfaire les fans. Lui confier les Amazing Guardians, l’équipe la plus hétéroclite du lot, est plutôt judicieux puisqu’il a l’habitude de mettre en scène des personnages aux pouvoirs variés.
Il est quand même un peu dommage que le groupe dirigé par l’homme araignée n’ait pas été confié à Yusuke Ozawa qui avait brillamment mis en scène le héros dans Spider-man: Fake Red. On se réjouit tout de même que Marvel et Arc System Works lui ont permis de s’amuser avec les Samurai Outriders.
Le mangaka qu’on n’avait pas vu venir c’est l’auteur bien connu de Rave et Fairy Tails, Hiro Mashima qui s’est chargé des Fighting Avengers. Loin d’être un second couteau, il a vendu plusieurs millions d’exemplaires de ses œuvres et participe régulièrement à des partenariats, mais ce sera son premier avec la Maison des idées. Il est assez légitime que parmi les trois mangakas du projet, ce soit celui avec le plus d’expérience qui donne vie aux « plus grands héros de la Terre ».
Pour ce qui est des artistes occidentaux, on trouve l’italienne Emanuela Lupacchino qui a rejoint l’industrie des comics book il y a un peu plus de dix ans. Elle a beaucoup illustré des séries où les personnages féminins jouaient un rôle central. Elle a essentiellement travaillé pour DC Comics, mais on peut citer son passage remarqué sur la série X-Factor de Peter David. Ces expériences font d’elle un choix tout à fait approprié pour se charger des Unbreakable X-Men majoritairement composés de femmes, aux côtés du coloriste David Curiel.
Le dernier dessinateur dont nous devons parler n’est autre que Mike Deodato Jr., un vétéran de l’industrie avec plus de trente ans de carrière. L’artiste brésilien est connu pour son style réaliste qui n’a cessé d’évoluer, allié à un découpage percutant. Son Bouffon Vert avait déjà marqué l’esprit des lecteurs dans Dark Avengers, espérons qu’il en sera de même pour les joueurs qui suivront les Knights of Doom colorisés par Jao Canola.
Personne ne s’attend à ce que ces planches entrecoupées de combats révolutionnent la manière dont on raconte une histoire. Ce qui est sûr c’est que les équipes de Marvel Tokon: Fighting Souls ont décidé de créer un récit décomplexé et efficace, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont confié cette tâche à des artistes qualifiés pour s’assurer de ne pas nous décevoir.

Marvel Tokon: Fighting Souls sera-t-il le prochain phénomène du VS. fighting ?
Matt Parker

PlayStation empêche 132 pays de jouer à Marvel Tokon: Fighting Souls
Matt Parker

Marvel’s Blade – Les crocs de sortie malgré la crise chez Xbox ?
Bear