Avec l’année fiscale se terminant ce 31 mars, c’est l’heure du bilan pour les entreprises. Du côté de Capcom, ces bilans sont toujours l’occasion de remarquer la bonne santé du studio, cette fois-ci ne fait pas exception à la règle. Pour la neuvième année d’affilée, tous les voyants sont au vert, avec, en prime, un nombre record de ventes : Capcom a vendu plus de 59 millions de jeux cette année.
Forcément, ce record a été porté par la licence la plus forte du studio, Resident Evil. Le dernier opus en date, Resident Evil Requiem, s’est écoulé à plus de 7 millions d’exemplaires en moins de deux mois. De l’annonce à la sortie, Capcom a su utiliser l’engouement du jeu pour mettre la licence en valeur, qui a célébré les 200 millions de jeux vendus cette année.
C’est une nouvelle qui se traduit aussi en des bénéfices records : pour la première fois de son histoire, le studio atteint le milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel pour 400 millions d’euros de bénéfices.
La force de Capcom réside dans ses licences, mais pas que…
Lorsqu’on regarde ce qui s’est le plus vendu cette année, on retrouve beaucoup de licences historiques toujours très fortes, telles que Monster Hunter, Street Fighter ou Devil May Cry. Pour l’année à venir, Capcom prévoit d’appuyer sur cette force. Si les chiffres de cette année sont très bon, le studio compte intensifier sa croissance grâce à ce qu’il considère comme des « marques importantes ».
Dans cette catégorie, on retrouve des licences déjà populaires telles que Mega Man, Okami ou Ace Attorney, qui pourraient atteindre un plus large public pour peu qu’elles reçoivent une bonne mise en lumière. Une stratégie sur laquelle Capcom capitalisera rapidement : on sait déjà qu’Onimusha fera son retour cette année et qu’Okami 2 est parmi les projets actuels du studio.
Cependant, le studio est loin de se limiter à courir après des succès passés, et fait toujours autant figure d’anomalie dans l’industrie. Si cette année a surtout été marqué par des licences et que Capcom continuera de s’appuyer sur elles, l’année fiscale 2026-2027 a déjà été marquée par Pragmata, un projet entièrement original, qui s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dès sa sortie.
C’est une force : que ce soit pour une licence existante ou non, Capcom fait toujours ce que le studio sait faire, sans courir après la tendance. En résulte des projets efficaces, maîtrisés, bien souvent salués tant par la critique que le public. À l’heure où les studios réduisent encore et toujours le personnel à travers de grosses coupes parmi les effectifs, Capcom grandit : parmi les estimations pour l’année prochaine, le studio prévoit de recruter. On compte quelques trois cents employés, dont cent développeurs, qui seraient recherchées par le studio au cours de l’année fiscale à venir.
Que ce soit dans sa manière de faire ou ses résultats, Capcom se démarque de la concurrence. Forcément, ces bonnes augures amènent à des estimations plutôt optimistes pour l’année prochaine : le studio espère écouler 10% de jeux en plus, soit 65 millions de copies. Parmi ces ventes, le studio espère que 12 millions seront composés de nouveaux titres sortis au cours de l’année. Un objectif déjà bien entamé grâce à Pragmata, cela signifie tout de même que le studio doit encore avoir plusieurs as dans sa manche d’ici la fin de l’année afin de pouvoir atteindre cet objectif ambitieux.
Capcom fait figure d’exception au sein d’une industrie qui peine à se défaire d’habitudes néfastes : projets pharaoniques qui n’aboutissent pas, chasse à la tendance… autant de choix qui peuvent coûter cher et ont des conséquences directes. Ce bilan le prouve cette année encore, une stratégie fondée sur le renforcement de ses points forts fonctionne et peut mener à prendre une place de front, même. Pourtant, on le sait : un tel cercle vertueux prend du temps et nécessite une expertise pour être mis en place, deux choses qui, malheureusement, ne sont pas compatibles avec un besoin de rendement immédiat, si cher à n’importe quelle entreprise en 2026…

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