On le pressentait, Xbox revoit le prix de son Game Pass à la baisse. Seulement, si l’annonce a tout pour faire des heureux, elle s’accompagne également d’une certaine concession. Mais, au-delà de ces considérations matérielles, la nouvelle a de quoi interroger quant à la direction que tient à emprunter l’entreprise sous les directives de sa présidente Asha Sharma.
Le Game Pass Ultimate en baisse
Ainsi, la rumeur est entérinée par le biais d’une communication officielle. Cependant, le changement attendu ne touche pas l’intégralité des offres. Il concerne plutôt la formule Ultimate, qui passe d’un prix mensuel de 26.99 euros à 20.99 euros, mais aussi le Game Pass PC, lequel accuse, de son côté, une diminution de 2 euros (12.99 € au lieu de 14.99 €). En revanche, pour les propositions Premium et Essential il n’y a aucun mouvement à observer.
Une décision, attractive et déjà effective, qui rapporte à un niveau plus convenable des tarifs qui, après l’augmentation de la fin d’année 2025, n’avaient certainement pas l’adhésion du public. Toutefois, ce n’est pas sans conséquence sur le catalogue de jeux proposés, qui se composera désormais sans l’ajout Day One des prochains opus de Call of Duty. Ils ne pourront être présentés qu’un an après leur arrivée sur le marché.
Vers une stratégie plus conservatrice ?
La stratégie aujourd’hui adoptée a tout d’un rétropédalage. Ce qui n’est pas réellement étonnant, puisque la nomination de Sharma à la tête de Xbox supposait déjà une rupture assez claire. Et, surtout, elle est le signe d’un aveu possible quant à la difficulté que semble traverser la firme, qui, cela dit, n’est pas exclusive à elle seule ; toute l’industrie n’est pas épargnée.
D’ailleurs, sur le retrait de Call of Duty, il est aisé d’y voir un rapprochement avec Sony et de son action défavorable aux portages PC de ses exclusivités. Et là encore, il y a une logique, financière qui plus est. Si intégrer la licence dans le bouquet a d’abord paru être une bonne idée afin de nimber le service d’une certaine attractivité, dans les faits, il n’en est rien. Bien au contraire, le geste est aujourd’hui considéré comme ayant eu un impact délétère sur les ventes d’exemplaires des derniers épisodes en date.
Au regard de cela, Xbox, plus que son envie invoquée de “respecter la bourse des joueurs”, se retrouve dans la nécessité d’agir pour compenser les pertes et se relancer à un niveau plus favorable. Et, dans cet objectif possible, il y a encore une frontière à franchir, mais qui semble plus qu’envisageable depuis son annonce autour de Call of Duty : il s’agirait de rétablir les exclusivités, comme cela a déjà pu être évoqué ou, encore étendre le refus de la mise à disposition Day One sur le Game Pass à d’autre franchises phares.
Mais, en faisant cela, la société changerait de fusil d’épaule. Elle ne se concentrerait plus sur l’écoulement de service Game Pass, mais opterait pour une stratégie qui prendrait ses bases sur la vente de machines. À croire que la nouvelle génération de console, la Helix notamment, marque un retour à un temps où la vente de machines était essentielle. En tout cas, un schéma semble se dessiner : on assiste sûrement à un bouleversement d’un modèle aujourd’hui jugé obsolète… et pas uniquement chez Xbox.

Microsoft parle de la Xbox next gen et inquiète sur la rétro-compatibilité
n1co_m

Activision sonne le glas de Call Of Duty Warzone Mobile
DracoSH

Test Call of Duty: Black Ops 7 – La déchéance de la saga
Bear