Depuis quelques jours, une étrange information circule autour des consoles PlayStation. Certains joueurs ont remarqué l’apparition d’un compte à rebours sur leurs jeux achetés en version numérique, déclenchant immédiatement des inquiétudes sur une possible « date d’expiration ».
Concrètement, plusieurs témoignages évoquent un système de vérification lié aux DRM (Digital Rights Management) : les jeux concernés afficheraient une période de validité d’environ 30 jours. Passé ce délai, une connexion à Internet serait nécessaire pour continuer à y jouer.

Ce comportement semble toucher principalement des jeux achetés récemment, après une mise à jour déployée en mars 2026. Les anciens achats ne seraient, pour l’instant, pas concernés. Dans les faits, il ne s’agirait donc pas d’une suppression définitive des jeux, mais plutôt d’une vérification régulière de licence, un fonctionnement déjà courant sur certains services, mais ici appliqué de manière beaucoup plus visible.
Entre DRM assumé, bug ou simple confusion
C’est là que la situation devient plus floue. D’un côté, plusieurs tests et retours indiquent qu’un jeu peut effectivement devenir inaccessible sans connexion après une certaine période.
De l’autre, aucune communication officielle claire de Sony n’est venue confirmer la mise en place volontaire de ce système. Résultat : difficile de savoir s’il s’agit d’un nouveau DRM assumé, d’un test en cours… ou simplement d’un bug lié à une mise à jour récente.
Cette incertitude est renforcée par des retours contradictoires du support PlayStation, certains évoquant une fonctionnalité normale, d’autres niant tout changement.
Quoi qu’il en soit, le principe évoqué, une vérification obligatoire tous les 30 jours, rappelle fortement les polémiques autour de la Xbox One en 2013, lorsque Microsoft avait envisagé un modèle similaire avant de faire marche arrière face aux critiques, notamment, de PlayStation.
Une question plus large : posséder ses jeux en 2026
Au-delà du cas précis, cette affaire remet sur la table une question récurrente : que signifie réellement « posséder » un jeu en version numérique ?
Avec ce type de DRM, l’accès à un jeu dépend non seulement de son achat, mais aussi de la disponibilité des serveurs et d’une connexion régulière. À court terme, cela peut sembler anodin. Mais à plus long terme, cela pose des questions sur la préservation des jeux et leur accessibilité hors ligne.
Certains scénarios extrêmes sont déjà évoqués : que se passerait-il si les serveurs venaient à fermer, ou si une console restait hors ligne trop longtemps ? Dans ces cas-là, même des jeux achetés pourraient devenir temporairement inutilisables.
Pour l’instant, difficile de tirer des conclusions définitives tant la situation reste confuse. Mais une chose est sûre : en quelques jours, ce simple « compte à rebours » a suffi à relancer un débat que l’industrie du jeu vidéo n’a jamais vraiment réglé.

PlayStation augmente ses prix – Vers une PlayStation à plus de 1 000€ ?
n1co_m

inZOI – Les équipes rétropédalent et retirent le DRM du jeu
broccomilie

PlayStation – Publier les jeux sur PC était de toutes façons une mauvaise idée
n1co_m