Ce qui a été annoncé en mars dernier dégageait de drôles d’impressions. Parce qu’on avait déjà vécu une situation similaire précédemment avec Palworld, la révélation autour de ce qui s’appelait Pickmon revêtait en effet l’aspect d’une mauvaise blague. Et on le pense toujours. Comment pourrait-on supposer un avenir à un titre qui, sans vergogne, se livre au pillage d’œuvres aussi populaires ? PocketGame, son développeur, lui, y croit toujours. Seulement, pour mettre toutes les chances de son côté, il a estimé qu’un changement de nom était nécessaire.
Par le nom, que s’opère le miracle
Prévu pour une sortie Steam, à une date encore inconnue, le titre sera désormais connu sous l’intitulé de Pickmos, sans pour autant changer le contenu présenté. Et si on peut y voir, dans cette action, une tentative de se détacher de la licence à laquelle le précédent nom (Pickmon donc) faisait une référence non dissimulée, les responsables de la chose l’expliquent autrement et arguent plutôt une volonté de signifier l’identité artistique propre à leur jeu.
“Afin de mieux refléter notre identité de marque et de notre univers, notre titre change officiellement : [Pickmon devient Pickmos]. Que signifie « -mos » ? Un écosystème complet, un cosmos grandiose. Ce nom dégage une présence plus forte et incarne mieux l’aventure fantastique que nous sommes en train de créer pour vous.”
Une déclaration qui ne manque pas d’audace, mais qui ne saurait tromper grand-monde tant les visuels partagés témoignent de l’ambition crapuleuse de Pickmos. De Pokémon (évidemment) à Breath of The Wild, en passant par Palworld ou encore Overwatch, PocketGame multiplie les plagiats honteux. Certes, un changement de nom aura le mérite de prévenir de possibles poursuites sur la base de la dénomination, mais quid des autres aspects ?
Une existence irrépressible ?
La réponse, c’est probablement Palworld qui la détient, puisque son existence peut en elle-même servir de justification à cet énième plagiat. C’est qu’avec l’échec de Nintendo à le faire condamner, un précédent a sans doute été créé. Seulement, à ce niveau, la supercherie pourra-t-elle encore passer entre les mailles de la justice ?
Toutefois, pour qu’il y ait procès ou autres recours, il faudrait avant toute chose qu’il y ait manifestation. Ce qui, à l’heure qu’il est, n’est pas d’actualité, les principaux intéressés restant encore muets. Est-ce à dire que Pickmos n’est pas considéré comme une menace ? Peut-être qu’il ne s’agirait simplement pas d’une priorité, dans le sens où une action judiciaire ne constituerait pour les parties éventuellement lésées qu’une affaire pénible et dépensière, d’autant qu’un succès est loin d’être garanti.
Cependant, il n’est pas certain que ce Pickmos puisse bel et bien exaucer les souhaits de ses développeurs. Pour ce faire, il faudrait d’abord qu’ils puissent apaiser et surpasser la colère des joueurs, qui, avec le sentiment d’être considérés avec mépris, ont redoublé de fureur à l’annonce du susmentionné changement de nom. Certains commentaires en réponse au communiqué publié sur Twitter n’hésitent d’ailleurs pas à requérir la “suppression du jeu”.
Un dégoût auquel le studio de développement promet d’apporter une réponse prochaine. Quelle sera-t-elle ? L’abandon total comme demandé ? Ou va-t-on assister à des modifications considérables ? Ce qui n’aurait pas vraiment de sens, Pickmos tirant justement son essence dans la copie…

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