Depuis son reboot en février dernier, symbolisé par la suppression de sa numérotation, Overwatch s’est plutôt fait discret. Pourtant, depuis lors, le titre semble en bien meilleure santé, le hero shooter ayant enregistré son pic de joueurs connectés simultanément sur Steam depuis son lancement à l’automne 2023 avec plus de 165 000 utilisateurs. De quoi voir avec un peu plus d’optimisme l’avenir de la licence.
Un avenir qui a déjà commencé à se dessiner avec une saison 2 qui a permis d’accueillir un nouveau personnage orienté DPS : Sierra. Et bien sûr, comme souvent, le personnage provoque la division auprès des joueurs, ceux-ci l’estimant trop fort dans la meta actuelle. Son attaque ultime, « Défricheur », fait notamment office de point de crispation pour sa trop forte létalité.
Rien de bien étonnant cependant, les nouveaux personnages jouables étant souvent volontairement boostés afin de redynamiser la meta, et nul doute que Blizzard proposera dans les prochaines semaines un patch d’équilibrage. Néanmoins, avant de songer à affiner son roster, il serait sans doute bon que les développeurs se concentrent sur la version Switch 2 sortie également cette semaine.
En effet, alors qu’il s’agissait pourtant d’une des fonctionnalité mise en avant sa sortie, Overwatch sur Switch 2 ne propose, ni en docké, ni en portable, le 60 FPS promis. Conscient du problème, le studio a déclaré travailler sur une mise à jour, mais il est, une fois encore, dommage que ce soit aux joueurs de jouer les beta testeurs pour remonter un souci qui aurait facilement pu être identifié par les équipes de tests (si toutefois tests il y a eu…).
Et pour la suite ?
Avec ce regain de forme, les équipes de Blizzard comptent bien poursuivre sur leur lancée. Au gré de leurs efforts, ils sont plus ou moins parvenus à retrouver l’ambiance bon enfant de l’opus initial, reste qu’il faut maintenant réussir à travailler sur la rétention de ces joueurs. Et quoi de mieux pour cela que de les impliquer émotionnellement, en boostant l’aspect social et communautaire du titre.
Ainsi, Overwatch va bénéficier de nombreuses options d’interaction supplémentaires. Cela sera concrétisé notamment par le retour des votes d’après match afin de désigner le meilleur joueur et, si le cœur vous en dit, charrier ou féliciter ses partenaires et adversaires dans un salon vocal commun (la modération risque d’avoir du travail). Des événements réguliers devraient aussi être organisés, quoi qu’on n’en connaisse pas encore la teneur, avec pour objectif clair de créer un lien entre événements ingame et réseaux sociaux.
Tout cela semble toutefois bien artificiel pour permettre au jeu de réellement perdurer dans le temps. Il faut avant tout réussir à renouveler l’expérience utilisateur pour qu’à chaque fois qu’il se connecte, il puisse revivre le frisson de la nouveauté. Semblant consciente de cela, les équipes de développent travaillent à améliorer le système d’exclusion de personnage (bien souvent inefficace) voire à refondre certains personnages historiques (Sombra, Chopper et Vital étant déjà cités pour la saison 3).
Un exemple à suivre ?
Il est rare qu’un jeu qui a échoué lors de sa première sortie parvienne à trouver le succès des années plus tard. Et pourtant, c’est un pari que semble réussir Blizzard. Et même si on a fait le deuil de l’aventure solo promise initialement, Overwatch 2 revient de très loin et est à présent bien lancé pour retrouver une partie de la gloire de son prédécesseur, surprenant jeu de l’année 2016.
Pour autant, malgré toutes les bonnes intentions, ce regain semble fragile, misant énormément sur l’aspect social de sa communauté. Alors, c’est essentiel, surtout dans un jeu free-to-play, mais il en faudra plus pour que le jeu puisse pérenniser sa remontada. On sent d’ailleurs bien que les équipes de Blizzard restent prudentes quant à l’ajout de contenu qui pourrait (re)déséquilibrer l’expérience et le faire retomber dans ses travers des débuts.
On assiste là en quelque sorte à un remake de la fable du lièvre et de la tortue. Pas à pas, petit à petit, Overwatch est corrigé, affiné. C’est peut être même le meilleurs moment pour les déçus de la première heure de lui offrir une seconde chance. Mais gare à ne pas être trop lent car il se pourrait bien que ces joueurs reconcquis finissent à nouveau par se lasser et à définitivement aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

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