On l’a parfois vu, avoir participé à la création d’une licence connue et reconnue par les joueurs ne garantit pas un avenir empli de succès. Et ça, c’est exactement le sort que connaît aujourd’hui des anciens de Forza Horizon. Ayant fondé leur propre studio, Maverick Games, et actuellement en pleine production de leur prochain titre, ils font face à une déroute de taille : Amazon, qui se présentait comme son éditeur, lui fait faux bon.
Un développement en péril ?
Annoncé en 2024, conjointement avec Amazon donc, le premier projet de Maverick Games (en collaboration avec Playgroud Games) venait au-devant des joueurs avec des promesses de grandeur. Un titre estampillé AAA qui était alors décrit comme un jeu de course narratif en monde ouvert. Et c’est tout ce que l’on savait. Tout juste de quoi spéculer sur le destin de cette œuvre qui paraissait, d’un certain point vue, assez risquée. Du moins, la fameuse mention “monde ouvert” n’était certainement pas là pour enthousiasmer, surtout quand une telle perspective semble être passé de mode.
Et, jusqu’à nouvel ordre, le jeu a toujours la même ambition. Seulement, il s’en retrouve un peu menacé par la défection d’Amazon Games. Même si le studio se dit assez confiant quant à trouver rapidement un autre partenaire. Néanmoins, des questions se posent, notamment du côté d’Amazon. Pourquoi un tel revirement ? Les ambitions du studio étaient-elles trop grandes par Amazon Games, qui y pressentait un risque non négligeable ? Évidemment, l’éditeur est resté vague :
« Nous avons un immense respect pour l’équipe et pour l’expérience de conduite narrative captivante qu’elle est en train de créer. Cette décision permet à Maverick Games de bénéficier de la flexibilité nécessaire pour trouver un partenaire éditorial dont les priorités stratégiques correspondent mieux à la commercialisation de son jeu. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli ensemble au cours de notre partenariat et leur souhaitons beaucoup de succès pour l’avenir. »
Amazon ou la fin d’une ambition ?
Ainsi, il ne serait pas « aligné » avec les objectifs de Maverick Games. Mais encore ? Serait-ce seulement des mots de politesse cachant tout simplement une banale perte d’intérêt pour le jeu qu’on lui propose ? Ou cela cacherait-il une vérité beaucoup plus lourde à porter ? Comme le fait de vouloir rétro pédaler quant aux ambitions qu’elle a émises vis-à-vis de l’industrie vidéoludique ? C’est sur cette idée que l’on partira, au vu des différentes décisions prises et déroutes connues par Amazon ?
Depuis quelque temps, une évidence s’impose à nos yeux : les jeux vidéo et Amazon ne font pas bon ménage. Annulation de Blue Protocol (avant que ce dernier ne soit relancé en mobile par Tencent), annonce du retrait de New World pour 2027 ou vente de son MOBA March of Giant à Ubisoft… Voici un condensé de ce qu’a accompli l’entreprise ces derniers mois. Et puis, il y a l’avenir intertain. Pour un projet tout particulier, en tout cas : le fameux MMO ancré dans l’univers du Seigneur des Anneaux, dont les nouvelles se font bien rares. Trop rares même.
Finalement, seuls les deux jeux Tomb Raider révélés aux Game Awards 2025 permettent encore à Amazon de prétendre au titre d’éditeur de jeux vidéo. Quoique, derrière cela, il y a une raison qui sous-tend cette implication : il y a cette volonté de fournir à licence une véritable univers étendu, en exploitant notamment divers médias, à l’instar de la série TV à venir. Et puis, il y a déjà des lustres que la saga portée par la légendaire Lara s’est affranchie de son destin vidéoludique, devenant une véritable franchise protéiforme.

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