L’industrie du jeu vidéo est dans le mal. Mais est-ce seulement vrai ? L’actualité ne s’est-elle pas trop focalisée sur des faits délétères de manière à favoriser un regard alarmiste ? Là où certains se démarquent par leurs décisions catastrophiques, il existe une entité qui entreprend l’inverse et annonce de très bonnes nouvelles.
Koei Tecmo, la société qui se porte à merveille
Cette société, c’est Koei Tecmo que l’on connait notamment pour ses jeux de type musou tels les Samurai Warriors ou Dynasty Warriors. Et c’est à travers une interview accordée par son dirigeant, Hisashi Koinuma, à Automaton début juillet que l’on apprend les ambitions bienveillantes qui semblent la sous-tendre : la société japonaise vise à devenir la numéro un de l’industrie du divertissement numérique.
Un objectif à long terme qui suivra logiquement différentes étapes. Et donc, avant de régner sur le marché, Koei Tecmo envisage d’intégrer le top 10 d’ici 2035. Est-ce réalisable ? Cela on le verra en temps et en heure en fonction des jeux écoulés sur le marché. Cependant, la société est bien armée sur ce point, avec en sa possession des studios (ou des marques d’après la dénomination employée par Koinuma) tels que Gust, Team Ninja, etc., sans oublier l’existence de licences populaires.
D’ailleurs, l’actualité nous le prouve assez bien. Dead or Alive 6: Last Round, la réédition de l’opus sorti en 2019, s’est plutôt bien écoulé les premiers jours de son lancement, avec le million d’exemplaires vendu assez vite. Quant à l’autre gros hit de l’année 2026, Nioh 3, les résultats n’en sont pas moins enthousiasmants.
Ce qui, selon Koei Tecmo, ne peut être dû qu’à un seul choix : le passage en auto-édition, les deux premiers opus ayant été publié par Sony. Une nouvelle configuration donc qui aurait, en conséquence, permis à un plus grand nombre de joueurs (notamment le public PC) de l’approcher le jour de la sortie.
À la conquête de nouveaux salariés !
Ainsi, si Koei Tecmo peut se permettre de voir grand, c’est en partie parce qu’il serait affranchi de toute dépendance envers un gros comme Sony ou Xbox. Et, ce modèle peut être probablement loué. En tout cas, il n’est nullement pénalisant, surtout quand l’on parle en termes de masse salariale. En effet, Koei Tecmo peut, en cette période trouble dictée par les licenciements et autres, se vanter d’être un levier pour l’emploi.
Pour cause, selon les chiffres communiqués par Koinuma, l’embauche est en constante augmentation. On est passé de 2 500 salariés en 2024 à environ 3 000 (2850 précisément. Et, cette lancée ne compte pas s’arrêter abruptement. Au contraire : à terme, l’entreprise devrait compter quelque 5 000 employés dans ses rangs. De nouveaux venus qui ont même de grandes chances de venir supporter une nouvelle marque. C’est du moins ce que Koinuma laisse entendre :
« Mais bien sûr, certains membres de l’équipe souhaitent innover. S’il s’avère nécessaire de disposer d’une plateforme à cet effet, je pense que la création d’une nouvelle marque leur permettra de relever plus facilement ces défis. Nous vous invitons donc à suivre avec intérêt les développements à venir. »
Le risque comme condition au succès ?
En fait, tout dépendra de la direction créative empruntée. Cependant, il subsiste une question : si la création d’une marque comme le nomme Koinuma présuppose une nouvelle idée n’y a-t-il pas un risque réel de voir cette dernière échouer à rassembler et sombrer dans un gouffre commercial, fragilisant ainsi la société ? Certainement, comme dans toute action entreprise cela dit.
Finalement, pour éviter de se retrouver dans certaines limites comme on le voit régulièrement avec les grands noms, il s’agirait plutôt d’une question de gestion et non de risque. Et le succès de Koei Tecmo repose certainement dans la confiance en ses licences et dans sa lucidité vis-à-vis du public ciblé.
Ce qui n’est pas seulement une caractéristique propre à l’éditeur susmentionné : souvenons d’un rapport survenu plus tôt dans l’année tout droit en provenance de Capcom, qui se porte également très bien et envisage même de nouveaux recrutements. Maintenant, il faudrait juste que cette volonté affichée par Koei Tecmo soit un peu plus que des mots.

Dead or Alive 6 Last Round – À peine sortie et déjà au tapis ?
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