Kintetic est un éditeur anglais relativement jeune, puisqu’il est né en 2020, et que l’on connait essentiellement pour Phasmophobia (plus de 25 millions de copies vendues au dernier pointage !). C’est un véritable indé, mais le terme étant utilisé pour tout et n’importe quoi ces jours-ci, on pourrait parler d’artisan du jeu vidéo. Et à la veille de la Gamescom, l’éditeur a posté une vidéo pour présenter son line up à venir, qui ne comprend rien de moins que le nouveau jeu de Sam Barlow, Precognition.
Mais le titre de l’auteur d’Immortality fait figure de tête d’affiche du programme, et avant sa présentation, Kinetic annonce quatre autres productions, à commencer par Contact Protocol, qui, comme le décrit l’un des développeurs du jeu, est une sorte de « Papers Please dans l’espace ». C’est aussi « bien plus que ça », ajoute-t-il, évidemment. Toujours est-il que le titre sera essentiellement basé sur la mécanique de la décision qu’il faudra prendre face aux personnages qui se présenteront au joueur : amis ou ennemis ?
Viennent ensuite Crescent Country, un jeu de course sur balais de sorcière motorisés (?!) orienté « cozy game » et situé dans une Angleterre rurale fantasmée ; Shellbound, un Metroidvania dans lequel on joue un parasite ayant élu domicile dans la carapace d’un escargot géant abritant tout un monde (« la tortue géante était déjà prise », expliquent les développeurs de chez Fake Lobster, faisant bien entendu référence à Discworld) ; enfin Aether Wizard Life, qui mixe life-sim et action platformer.
Tous ces jeux, dans des genre bien différents, possèdent ce même caractère « fait à la main » qui transparait derrière leur direction artistique. Nous le disions, Kinetic Publishing a résolument un aspect artisanal ! Le morceau de choix que représente Precognition sera donc l’exception qui confirme la règle. Quoi que…
Un Cronenberg au générique
Sa présence au programme de Kinetic Publishing nous permet d’apprendre du même coup que le jeu de Sam Barlow n’est plus édité par Blumhouse, comme cela avait été annoncé auparavant, alors que le jeu était encore désigné par son titre de travail, Project C, sans pour autant que les raisons de ce changement ne soient évoquées.
On découvre aussi un autre partenariat, créatif celui-là, avec Brandon Cronenberg, fils de, et par ailleurs lui-même réalisateur de films d’horreur relativement confidentiels : Antiviral, Possessors ou Infinity Pool (avec Alexander Skarsgard et Mia Goth, tout de même). On imagine très bien le rôle qu’il aura dans le développement de Precognition.
Comme les titres précédents d’Half Mermaid, le studio de Sam Barlow, Precognition sera en effet un jeu en FMV, mélange d’horreur et de science fiction. Le studio prévient, pour qui ne serait pas familier des jeux précédents d’Half Mermaid, comme Telling Lies ou Her Story, Precognition pourrait sembler bien différent de ce qu’on attend en général d’un jeu vidéo. Ce qui signifie aussi que les habitués des jeux de Sam Barlow doivent savoir à quoi s’attendre…
La présentation n’inclut aucune image du jeu, mais « meuble » avec des extraits d’Immortality. On apprend néanmoins que l’on jouera Diana, un personnage qui reçoit un implant cérébral ayant pour effet secondaire de lui donner des souvenirs du futur. Derrière ce postulat très Philippe K. Dick, on comprend que l’on jouera avec ces extraits comme l’on jouait avec les rushes des films de Marissa Marcel dans Immortality. Sam Barlow va-t-il finir par tourner en rond, même si jusqu’à présent il a toujours réussi à renouveler l’exercice et à nous surprendre ? Réponse au printemps 2028…

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