Il est enfin arrivé, l’élu du Léviathan, la nouvelle pierre à l’édifice de l’oeuvre de Clive Barker, Hellraiser: Revival vient enfin de déchaîner les pouvoirs de son cube infernal, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas l’unanimité. Qu’il s’agisse de son histoire, de son ambiance générale qui n’est clairement pas faite pour tout le monde, ou même de son gameplay, la nouvelle incursion dans l’univers Hellraiser divise. Est-ce que Hellraiser: Revival se destine avant tout aux fans de la licence créée en 1986 ?
L’histoire de Hellraiser: Revival semble être l’un des points positifs soulevés dans plusieurs tests. Beaucoup louent son rapport à la mythologie mise en place dans les 3 premiers films de la saga et, bien que le jeu se déroule quelque 20 ans après les événements du premier opus, les plus acharnés seront contents de retrouver plusieurs clins d’oeil à la trilogie. Un déroulé scénaristique simple, mais qui met l’accent sur la progression dramatique des personnages d’Aidan et Sunny, tels des Eros et Thanatos un poil plus pervers, univers Hellraiser oblige. GamesRadar souligne à merveille cette prise de risque, en accord avec les thématiques de la saga, dans le paysage vidéoludique actuel :
Clive Barker’s Hellraiser: Revival est extrêmement violent, mais justifie cette violence par une grande profondeur thématique qui respecte l’œuvre pionnière imaginée par son créateur, l’auteur de romans d’horreur.
Un autre versant du jeu, très souvent souligné, concerne l’ambiance générale et le design global. Les thématiques chères à Barker sont bel et bien présentes, le sexe, la violence, le désir et l’étrange. C’est un point qui pourrait en rebuter certain, mais avant de mettre la main sur Hellraiser: Revival mieux vaut savoir dans quoi on s’embarque. Night-club BDSM, refuge de sans-abri, manoir d’un culte louant la puissance des Cénobites ou encore la dimension du Léviathan, Aidan voit du pays et l’atmosphère générale du titre est glauque, violente, sombre et sans espoir, comme peuvent le souligner les journalistes de DualShockers :
Clive Barker’s Hellraiser: Revival rend justice à cette franchise horrifique emblématique grâce à son histoire et à son atmosphère, toutes deux excellentes et à elles seules suffisantes pour justifier son existence.
Là où le bât blesse pour un grand nombre de critiques, c’est au niveau de la boucle de gameplay principale. Alors que le petit côté Bioshock du titre (manipulation du cube et d’armes à feu en simultané) fait mouche, beaucoup de journalistes mettent en avant le caractère quelque peu vieillot et lourd du gameplay. Les combats au corps à corps sont trop imparfaits, les gunfights trop nombreux et l’exploration des environnements fait malheureusement trop écho au diptyque Resident Evil 7 et 8. Les énigmes sont simplistes et les promenades dans le Léviathan, bien que séduisantes graphiquement, peuvent rapidement se transformer en calvaire géographique à cause de la dimension labyrinthique trop nébuleuse.
Pour ce qui est du nombre de curieux ayant lancé l’expérience Hellraiser le jour de la sortie, les chiffres donnés par Steam montrent que Hellraiser a attiré autant de joueurs que Silent Hill: Townfall a sa sortie, si nous voulons comparer deux sorties récentes de survival-horror. Bien que les deux jeux ne soient pas sortis exactement en même temps, nous pouvons remarquer que la marque Hellraiser attire l’attention autant qu’un opus de la licence Silent Hill. Si ce n’est plus au vu du pic actuel de joueurs, reste a voir si les aventures d’Aiden tiendront plus dans le temps.
Hellraiser: Revival divise, comme les films en leur temps. L’expérience semble être un bel hommage aux premiers opus, les thématiques et l’ambiance sont respectées à la lettre, mais la lourdeur générale du titre et son côté excessif dans ses représentations graphiques en ont découragé plus d’un. Avec une moyenne Metacritic de 69, le jeu de Saber Interactive ne fait pas que des heureux. De notre côté, nous avons très hâte de vous parler plus longuement de cette balade aux côtés des Cénobites dans un prochain test.

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