Durant la conférence Xbox, au détour de deux ou trois shooter horrifiques (pas ceux qui se boivent, avec un goût de dentifrice) et quelques RPG se trouvait le trailer d’un jeu pour enfant : Bluey’s Happy Snap.
Le principe du jeu semble relativement simple, ce qui ne nous étonne pas tellement quand on sait à qui s’adresse Bluey. On est néanmoins en droit de se poser une question décisive concernant le processus créatif : comment concevoir un titre adapté à un public dont la tranche d’âge cantonne le temps d’écran disponible à deux sessions d’une demie heure ?
On pourrait rendre discutable la démarche qui consiste à créer du contenu qu’un enfant ne devrait pas être en mesure de consommer, mais on se contentera de souligner avec un œil plutôt approbateur la délimitation d’âge qui se cantonne à 4-7 ans et ne va pas essayer de chercher plus bas comme pourraient le faire d’autres produits à l’attitude plus prédatrice.
I’m Bluey da bu di da bu da
En même temps, Bluey est une licence réputée dans le milieu de l’enfance comme étant l’une des plus proche des recommandations d’écran pour les plus jeunes : temps d’épisodes assez court, peu d’éléments en mouvement et une palette de couleurs douce. Ainsi, l’adaptation vidéo ludique du même nom se doit de respecter cet engagement de confiance auprès des parents.
Visuellement, le titre ne semble pas trop s’éloigner de la ligne directrice, le contraire aurait été étonnant tant la direction artistique est simple (sans lui retirer son charme). Là où le trailer étonne, en revanche, c’est dans son approche de l’animation qui respecte manifestement la doctrine bien installée depuis les premiers épisodes, peu d’éléments en mouvements et des gestuelles qui économisent drastiquement l’effort visuel.
Côté gameplay en revanche, le trailer est plutôt avare en information. On nous promet des captures photographiques, du coloriage et du scrap booking, en aurait-on deviné autre chose du titre de Bluey’s Happy Snap ? Là où Gameloft semble avoir tout compris, c’est dans la coopération locale, une notion clé pour faire jouer parents et enfants (ou frère et sœur). Un élément basique mais qui a son importance dans la réussite de ce genre de titre.
Finalement, le petit chien bleu aura la lourde tâche de plaire à deux public bien distincts s’il veut transformer l’essai : les enfants qui s’en donneront certainement à cœur joie et les parents qui doivent s’amuser suffisamment pour ne pas définitivement inscrire Bluey’s Happy Snap dans la liste corvées, laissant la place aux caprices, hurlements et colère… Tout ce qu’on ne veut pas quand on passe du temps avec nos enfants en somme.

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