En 2023, Arkane Austin sortait Redfall. Le jeu, alors accueilli très médiocrement, précipita le studio dans les abysses, poussant Microsoft à le fermer l’année suivante. Et trois ans après cet échec, des vétérans de l’entreprise reviennent avec un nouveau nom et des projets pleins la tête qui, à certains égards, s’annoncent quelque peu risqués.
La naissance de Black Pony Immersive
Comme nous l’apprend The Game Business, via un podcast, des anciens d’Arkane Austin ont fondé Black Pony Immersive l’an dernier. Des hommes qui sont notamment connus pour avoir travaillé, au cours de leur carrière, sur des titres comme Deus Ex, Prey, System Shock ou encore Dishonored. Tous des jeux qui ont le point commun d’être des immersive sim.
Et c’est exactement dans cette mouvance que comptent se spécialiser les fondateurs de Black Pony Immersive : Harvey Smith, Ricardo Bare et Ben Horne. D’ailleurs, à ce propos, le studio semble déjà en plein développement de son premier titre, dont on ne sait encore rien si ce n’est qu’il doit logiquement se situer dans la lignée des titres mentionnés plus haut. Une intention louable, mais qui ne sera certainement pas sans difficultés au vu du désamour qui semble toucher aujourd’hui le genre.
Aller à contre-courant
Malgré cela, il n’est pas question de faire un jeu qui se conformerait au goût standard. Non, l’objectif principal est autre : donner libre cours à leur passion commune avant tout. Pourtant, selon Horne, le genre ne semble pas aussi marginal. Il existerait “encore un public lui aussi friand de ce genre de titre”.
Pour éviter un égarement dans sa démarche artistique, la société opérera avec un cercle restreint au sein duquel les membres partagent la même affinité pour le genre. Du moins, pour l’instant, l’entreprise ne tient pas à s’étendre et préfère composer avec un nombre réduit (26 salariés en l’occurrence). Néanmoins, si le besoin l’exige, elle reste ouverte à la sollicitation de studios externes, qui, d’après les mots de Smith, constituent une ressource certaine.
“Les partenaires externes ne cessent de s’améliorer […] Si vous leur fournissez un résumé suffisamment précis et que vous leur donnez des indications sur la façon dont votre animateur aime travailler, ils peuvent rapidement mobiliser toute une équipe et mener à bien le projet.”
Un moyen qui semble donc nécessaire pour maintenir une forme de liberté et qui devrait alors permettre au studio de pleinement exploiter ses idées. Arriveront-elles ainsi à remettre au goût du jour l’immersive sim ? On guettera, et peut-être aura-t-on des nouvelles du nouveau titre dans peu de temps (à l’occasion de la Gamescom qui approche notamment). En tout cas, la perspective de voir arriver un possible héritier spirituel de Dishonored ou Deus Ex ne pourra que créer de l’attente.

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