Début juin, 1666 Amsterdam reprenait vie à l’occasion du Summer Game Fest. C’était certes succinct, mais rassurant quant à l’existence de la chose : bien qu’il fût placé sous silence depuis longtemps, le jeu faisait toujours partie des plans de son créateur Patrice Désilets. Et, si aujourd’hui l’on en apprend pas plus à son sujet en termes de contenu, la dernière nouvelle partagées dévoile tout de même un élément qui ne nous laissera pas indifférent.
Microsoft ou le mépris des petits ?
Par le truchement d’une interview réalisée par Stephen Totilo, journaliste chez Game File, Patrice Désilets s’est en quelque sorte prêté au jeu de la promotion. Et c’est le cas de le dire, l’ambition étant de proposer le titre en accès anticipé sur PC d’ici la fin de l’année, il semble logique d’en parler, de le mettre en avant. Et, dans ce genre d’exercice, il affleure parfois quelques révélations intéressantes comme celle concernant la production de cette dernière œuvre.
Elle renseigne en effet sur la participation de Xbox sur le projet. Alors qu’il n’était plus chez Ubisoft, Désilets cherchait logiquement des partenaires pour donner naissance à la vision qui occupait son esprit. Un projet qui intéressait visiblement Microsoft, qui l’a donc rejoint et même financé, du moins à ses débuts. Car oui, l’entreprise américaine s’est par la suite dédite. Quand exactement ? Aucun repère chronologique n’a été mentionné, néanmoins, il est évident que ce n’est pas récent.
L’indé a toujours été un extra…
Et c’est là que l’on peut en tirer une certaine substance et naturellement faire un parallèle avec l’actualité qui traverse actuellement Xbox. Aussi, si la nouvelle de possibles fermetures de studios pouvait être abrupte, elle n’était nullement surprenante. On peut le voir, la production de titres indépendants est loin d’être la préoccupation de la société. Ce n’est pas une nouveauté. Et divers projets annulés peuvent le démontrer comme à l’instar de celui initié par Romero Games il y a quelques années.
Ce qui est néanmoins vrai, c’est qu’à un moment donné Microsoft avait bien fait montre de telles velléités. Seulement, le contexte leur était certainement plus favorable qu’à l’heure actuelle où, de là où on est, on ne peut que craintivement considérer l’avenir du jeu vidéo. Car, aujourd’hui, pour une société pareille, il ne semble y avoir de place que pour une seule logique : le profit et non la création artistique. Ce qui impliquerait et justifierait, des décisions que l’on peut considérer comme fâcheuses.
Des ambitions trop grandes pour 1666 Amsterdam ?
Pour revenir à 1666 Amsterdam, les ambitions affichées sont dignes de séduire. Certes, il y a encore beaucoup de mystères autour, mais les promesses d’une aventure palpitante existent. D’autant qu’il ne s’agirait là, avec Amsterdam, que de prémices à une œuvre plus amples telle la saga des Assassin’s Creed. Cependant, il reste à voir si ce projet est réaliste. Ce qui n’est pas aisé à dire au moment où l’on écrit ces lignes.
En effet, les premiers retours vis-à-vis du prologue paru en marge de sa présentation au Summer Game Fest ont été assez mitigés. On lui reprochait notamment la présence d’éléments créés par l’IA générative, le mal principal de cette ère. Toutefois, bien qu’il soit toujours regrettables de constater l’existence d’un tel support, peut-on réellement la déplorer ? Surtout quand celui qui l’utilise est un studio indépendant aux moyens certainement limités…
Ceci étant dit, ce qui a été présenté dans la démo n’est apparemment pas représentatif du rendu final, et, on nous l’assure : l’utilisation de l’IA générative n’avait été faite qu’à titre exceptionnel. C’est ce que l’on verra quand le titre arrivera entre nos mains. Un moment qui ne devrait pas trop tarder, puisque (on le rappelle), le titre est censé arriver en accès anticipé d’ici la fin de cette année sur PC (Steam et Epic Games Store).

1666: Amsterdam – Que le nouveau cycle débute
Drakyng

Mort du disque et monopole de PlayStation – Des stores tiers pourraient apparaître ?
n1co_m

Marvel’s Blade – Les crocs de sortie malgré la crise chez Xbox ?
Bear
