Houba Houba, c’est lui, le Marsupilami ! Le plus célèbre des marsupiaux est de retour, 5 ans après une première aventure des plus sympathiques. Après moult adaptations de classiques de la bande dessinée franco-belge (les suites d’Astérix XXL) et autres jeux d’enquêtes plutôt bancaux, Microids revient avec le marsupilami, qui a récemment eu le droit à un coup de projecteur avec le long-métrage de Philippe Lacheau et la série d’animation Les Marsupilamis.
Alors, s’agit-il d’une tentative désesprérée de la part de Microids de capitaliser encore et toujours sur un personnage iconique ?
(Test de Marsupilami 2 Salsa Palombia réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une copie du jeu fournie par l’éditeur)
Dans la jungle, personne ne les entendra danser
Lors d’une sieste bien méritée, les Marsupilamis, Hope et Punch sont réveillés par un vacarme assourdissant, une musique venue d’une autre dimension. La reine Momie prétendument défaite à la fin de l’aventure précédente, est de retour avec un groove qui hypnotise tous les animaux de la jungle de Palombie. L’arrivée de la reine engage donc Marsu et ses amis sur la piste des notes de musique magiques qui permettront de libérer l’île de son emprise maléfique.
La bande devra donc retrouver toutes les notes de musique égarées dans la jungle pour ouvrir les portes des combats de boss présents à la fin des îles visitées. Comme les Lums du côté de Rayman, notre marsupial préféré pourra également récupérer des fruits sur son chemin qui nous ouvriront l’accès à des niveaux bonus et nous permettront également d’acquérir des notes de musique supplémentaires. L’ensemble est très classique, et la comparaison avec d’autres jeux de plateformes à succès pourrait rapidement être faite, mais il ne faut pas oublier que Marsupilami 2 Salsa Palombia est avant tout un jeu destiné au grand public (et aux plus petits), sans prétention, si ce n’est celle de divertir simplement.
Un gameplay bondissant simple à prendre main
Suite à cette courte introduction qui remet en contexte le premier opus, nous sommes plongés dans le bain et le premier niveau est avant tout un prétexte pour nous présenter la mécanique de gameplay inédite : le changement à la volée de personnage jouable. À l’aide d’une simple touche, nous pouvons switcher de personnage en plein milieu d’un niveau. Au cours de notre périple, nous avons deux marsupilamis qui nous sont imposés et qui possèdent leur propre pouvoir.
Marsu peut plonger en avant et planer à l’aide de sa queue, Hope peut retomber sur les ennemis possédés par la reine momie sans risquer de se blesser, et Punch peut se transformer en une immense boule pouvant rebondir dans tous les sens sans prendre de dégâts. Toutefois, le jeu souffre d’une mauvaise gestion des dégâts et des frames d’invincibilité. Une fois tombé dans un piège ou sur un ennemi, le temps alloué pour s’en échapper est bien trop court.
Les premiers niveaux nous seront bien utiles pour comprendre les différents pouvoirs et les utiliser à bon escient. Au fur et à mesure de notre avancée, les capacités des héros deviennent essentielles pour espérer voir la fin du niveau mais également pour accéder à des zones cachées qui dissimulent les dojos, des notes de musiques perdues ou les fruits nous servant à atteindre le 100%.
Les niveaux deviennent de plus en plus retors, qu’il s’agisse d’arriver en bout de piste ou de trouver les passages secrets dissimulant les dojos ou les fameuses notes. Les joueurs habitués aux jeux de plateformes ne seront pas dépaysés, toutefois les plus jeunes pourraient bien être parfois frustrés face à ce pic de difficulté soudain.
Les combats de boss sont également d’excellents moyens de parfaire notre dextérité avec le changement de personnages et l’utilisation de leurs pouvoirs. Mais, comme dans les autres parties, une certaine approximation dans la gestion des contrôles, des déplacements et des hitbox pourrait décourager les plus jeunes.
Une comparaison forcée avec Rayman
Bien que très symapthique au demeurant, Marsupilami 2 Salsa Palombia souffre bien trop de la comparaison avec un certain Rayman. Du level design, à l’organisation des niveaux et des différents objets à obtenir, en passant par le coeur de la boucle de gameplay et même la place prépondérante de la musique au sein du jeu, ce second opus du marsupilami ressemble par bien des aspects aux opus Legends et Origins de Rayman.
Ce défaut, sans en être réellement un, empêche Marsupilami 2 Salsa Palombia de réellement se démarquer de son concurrent direct. Pire encore, il l’empêche d’avoir une âme qui lui est propre.
En ajoutant à cela un gameplay parfois approximatif dans sa gestion des sauts et des hitbox et une durée de vie bien faiblarde, le jeu de Microids manque d’un petit soupçon d’originalité et de savoir-faire pour réellement se démarquer des autres productions de l’éditeur.
Marsupilami 2 Salsa Palombia est une proposition de jeu de plateforme sympathique qui plaira au plus grand nombre. Simple d’accès sans être trop facile pour les plus jeunes, et suffisamment complet et poussant à la rejouabilité pour les novices, le jeu de Microids vous occupera quelques heures pour peu que vous ne soyez pas allergiques à la plateforme.


