Avant même que les adaptations à gros budget de licences vidéoludiques deviennent monnaie courante, la série Resident Evil éditée par Capcom avait déjà été portée sur grands et petits écrans à de multiples reprises. Qu’on apprécie ou non la saga cinématographique de Paul W. S. Anderson, elle représente un succès commercial insolent avec six long-métrages au compteur. Cependant, ceux qui désirent ardemment une adaptation fidèle n’y trouvent pas leur compte. Et ce n’est pas le film de 2021 et la série Netflix qui leur feront changer d’avis. C’est donc avec beaucoup d’espoir que l’on apprend un nouveau projet Resident Evil au cinéma, un film signé Zach Cregger, réalisateur des excellents Barbares et Évanouis.
Blizzard sur les zombies de Capcom
Au premier visionnage du trailer, une partie des fans seront déçus : encore une adaptation qui se contrefiche de l’œuvre originale. L’action se déroulerait à Racoon City, pendant les évènements de Resident Evil 2. Mais aucun des héros de la licence n’apparait dans les extraits. Il faudra se contenter d’un scénario complétement inédit ayant pour protagoniste un parfait inconnu qui subira de nombreux évènements traumatisants à n’en point douter.
En écartant la facilité du fan service, le réalisateur prend le parti de mettre de côté les attentes des fans en allant à l’opposer des pratiques actuelles des studios. En outre, pour Street Fighter, autre adaptation attendue cette année d’un jeu Capcom, le choix a été fait de retranscrire à la lettre les exubérances de tous les combattants.
Certains seront donc convaincus de laisser sa chance à ce projet qui semble se saisir des thématiques et de l’ambiance d’une série qu’ils affectionnent. Mais si Leon, Jill ou Ada ne font partie de l’aventure, à quoi bon y apposer le titre Resident Evil ?
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Utiliser la licence semble n’être qu’un prétexte pour laisser Zach Cregger s’amuser aux commandes d’un film de zombie. Le réalisateur a décidé d’associer plusieurs environnements typiques de Resident Evil : notamment la maison isolée propre au premier jeu et l’horreur urbaine du second et du troisième opus. Le film, comme les jeux, reposera sur une progression lente des capacités offensives du protagoniste qui rencontrera des menaces de plus en plus effrayantes.
Le débat reste entier : est-ce qu’un film qui se détache complètement de la licence qu’il adapte mérite de porter son nom ? Après tout, on pourrait saluer l’hommage fait au jeu pour un film qui porterait un autre titre. Mais quand aura-t-on le droit à une bonne adaptation des personnages et des environnements cultes qui pourrait faire plaisir à tout le monde ? Jusqu’à ce que ces questions trouvent réponse, réjouissons-nous collectivement de ne pas retrouver Milla Jovovich à l’affiche de ce film qui sortira le 16 septembre 2026 en France.

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