Il faisait partie des belles annonces réalisées lors des Game Awards de 2025 : Orbitals promettait d’emmener les joueurs dans une aventure spatiale coopérative. Cette année, le jeu faisait partie des titres embarqués dans les valises de Nintendo à Japan Expo, où il était possible de s’essayer à la démo. Nous avons eu l’occasion d’essayer Orbitals, prévu pour une sortie Nintendo Switch 2 le 3 septembre.
La démo, relativement longue, a été pensée pour donner une bonne vue d’ensemble du jeu. Elle incluait des cinématiques, des phases de jeu au sein du vaisseau et en dehors. Soyons clair : c’est largement suffisant pour être conquis par ce qui semble être un petit bijou vidéoludique…
Back to the 80’s
Ce qui nous a d’abord frappé, notamment grâce à la (longue) cinématique d’ouverture, c’est à quel point le pari esthétique est réussi. Que ce soit en 3D ou en 2D, on a bel et bien l’impression d’atterrir dans une série d’animation japonaise des années 1980. La transition entre cinématique et gameplay est très fluide. Une fois manette en main, c’est un réel plaisir de traverser et explorer chaque tableau.
Les joueurs se retrouvent dans les peaux de Maki et d’Omura, deux jeunes navigateurs qui doivent réparer leur vaisseau. Pour ce faire, il faut utiliser les différents outils mis à disposition des joueurs afin de résoudre divers puzzles. C’est très ingénieux : chaque joueur choisit son rôle au sein du niveau, et peut en changer à tout moment. Tout est très intuitif, le jeu se dispense volontiers de tutoriel pour présenter les commandes de jeu.
Les puzzles, relativement simples, restent très variés dans les mécaniques qu’ils exploitent. Globalement, on est sur un jeu de détente, avec peu de moments de tension. Les échecs ne sont que très peu punis, et, s’il est possible de mourir, en tombant dans les moteurs par exemple, le personnage réapparaît juste avant l’endroit.
L’environnement est très riche, foisonne de secrets et de détails interactifs. Du petit chat (oui, on peut le caresser) aux jeux de salle d’arcade, tout est très coloré et vivant. On se retrouve même à perdre du temps sur la mission en flânant et cherchant à trouver les petits détails de chaque pièce visitée.
Les séquences à pied ont fait la majorité de l’expérience, Shapefarm a cependant inclus un court passage à bord du petit vaisseau dans cette démo. Dans ce mode, un joueur contrôle le vaisseau et l’autre, les canons. Il est clair que ces séquences demandent un temps d’adaptation plus conséquent que les autres séquences de jeu, avec un sentiment d’urgence plus important, ce qui permet de pimenter quelque peu l’expérience de jeu.
Dans l’ensemble, cette démo d’Orbitals nous a conquis. Si, par ses prémices, le titre peut rappeler les projets du studio Hazelight, c’est enfin de compte une expérience assez unique qui se profile à l’horizon, portée par une esthétique originale et maîtrisée ainsi qu’un gameplay ingénieux. Avec une sortie attendue pour le 3 septembre, exclusivement sur Nintendo Switch 2, le jeu promet une très belle expérience, qu’on y joue en famille ou entre amis. S’il n’est pas certain qu’Orbitals permettra à lui seul de vendre des consoles, il est clair que c’est un argument non-négligeable en faveur de l’hybride de Nintendo qui enrichira le catalogue d’exclusivités de la machine.

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