Ce n’est pas une information de première fraîcheur mais celle-ci nous tenait particulièrement à coeur. Après plus de douze ans d’existence, le studio Polyarc a annoncé via sa page LinkedIn sa fermeture définitive. On le savait en mauvaise posture depuis quelques mois, et la sortie d’une version non-VR de leur titre Moss représentait en quelque sorte leur chant du cygne. La fermeture était inévitable. Que les temps sont durs pour les développeurs de jeux vidéo.
Moss ou l’espoir VR
L’aventure avait si bien commencé. Polyarc a été l’un des premiers studios à investir dans la technologie VR. Sorti en 2018, Moss faisait partie de ces titres qui justifiaient l’achat d’un équipement VR, tant l’aventure proposait quelque chose d’innovant, quelque chose d’enivrant. Avec Polyarc, on croyait au potentiel de la VR, on croyait à un renouveau du jeu vidéo. Néanmoins, la réalité du marché a vite repris ses droits, balayant les jeux VR les uns après les autres.
Malgré tout, Polyarc a tenu bon et a continué à mener son navire VR avec la sortie, en 2022, de Moss: Book II. Un titre au succès moins remarqué, mais tout aussi sympathique. Le navire est endommagé mais flotte encore, c’est leur troisième projet qui provoquera le naufrage.
Glassbreakers: Champions of Moss ou le projet VR de trop
Présenté comme un jeu VR tactique (une formule bien curieuse de base), Glassbreakers: Champions of Moss a connu un développement des plus tourmentés pour ne jamais trouver son public. Ce dernier n’a pas réussi à amasser la foule, la faute aux joueurs qui n’ont plus aucun intérêt ni de confiance dans la VR, avec des prix toujours plus exorbitants.
Le bateau Polyarc prend alors l’eau, sauve qui peut ! C’est ainsi que le studio joue sa dernière carte avec Moss: The Forgotten Relic, une version revisitée des deux épisodes VR dans une version… non-VR. Néanmoins, les dés sont jetés et le destin scellé.
Il nous tenait particulièrement à cœur de publier cette triste actualité, car Polyarc fait partie des trop rares studios qui essayent. Ils ont essayé avec toute leur passion et leur savoir-faire, de proposer une aventure VR innovante en compagnie d’une si mignonne souris nommée Quill.
Ils ont tenté d’investir dans ce marché de niche vendu (à l’époque) comme le futur du jeu vidéo. Ils ont essayé de faire avancer notre média tant aimé. Mais l’industrie est cruelle et l’histoire a pris un autre tournant. Merci Polyarc, merci pour ce bout de chemin, merci Quill pour ces émotions casque sur la tête. Vous avez marqué notre jeu vidéo.

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