Le mois dernier, le premier trailer de Pickmon a marqué les esprits, mais pour de très mauvaises raisons. Présenté au mieux comme une forte inspiration, au pire comme un vulgaire clone de Palworld (lui-même largement inspiré de Pokémon), le titre a immédiatement suscité la colère des joueurs. Et pour cause : autour de ce projet, les polémiques se sont enchaînées à une vitesse folle. Si l’adage prétend qu’« il n’y a pas de mauvaise publicité », le studio PocketGame se serait certainement bien passé de tout ce bad buzz.
Un changement de nom et des accusations de vol
Le studio de développement PocketGame, visiblement très (trop) confiant dans son projet manquant cruellement d’originalité, a rapidement dû faire face à la réalité. Première manœuvre de repli : Pickmon a discrètement été rebaptisé Pickmos. Une tentative évidente d’atténuer la ressemblance avec la franchise de Nintendo, même si le studio s’est bien gardé de le justifier officiellement ainsi.
Mais cela ne suffisait pas. Un artiste indépendant, créateur de Fakemon (des monstres non officiels imaginés par des fans), a publiquement accusé le studio d’avoir purement et simplement volé l’un de ses designs pour l’intégrer au trailer. Sachant que la vidéo de présentation ressemblait déjà à un assemblage artificiel d’assets copiés à droite et à gauche, il n’était malheureusement pas très surprenant de voir l’équipe piocher illégalement dans le travail de petits créateurs.
Face à ce tollé général, qui a conduit à la disparition inexpliquée de la page Steam du jeu, l’éditeur Networkgo a été forcé de sortir du silence pour tenter de calmer l’incendie et expliquer être à l’origine de cette disparition :
« Nous avons pris en compte vos commentaires concernant la suppression de notre page sur Steam et souhaitons clarifier la situation. Networkgo est désormais officiellement impliqué dans le développement de Pickmos. Nous superviserons l’équipe de PocketGame du point de vue des joueurs afin de garantir l’amélioration continue du jeu. »

Se faire oublier pour mieux revenir ?
Si Pickmos n’est donc pas complètement abandonné, Networkgo a bien compris qu’une sortie en l’état mènerait à un désastre critique et juridique. Dans une volonté d’apaisement, l’éditeur a annoncé chercher à recueillir davantage d’informations pour résoudre le litige avec l’artiste lésé, tout en promettant d’écouter les joueurs pour « faire un meilleur jeu ». Une belle promesse, mais il serait déjà de bon ton d’apprendre à créer par soi-même plutôt que de copier.
Pickmos va donc très probablement chercher à disparaître des radars pendant un long moment, le temps de calmer les polémiques et de refondre intégralement le projet pour tenter de lui forger un univers propre. En attendant un éventuel retour miracle — ou une annulation pure et simple —, cette disparition temporaire ne fera pleurer personne. Les joueurs sont unanimes : cette première ébauche n’était rien d’autre qu’un mélange d’assets volés.

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