Inutile de dissimuler notre admiration pour Nomada Studio, développeur à l’origine de Gris et de Neva. Deux jeux marquants où la magie et la poésie ne font qu’un, où l’émotion vous accompagne tout du long, le tout marqué par une somptueuse (il n’y a pas d’autres mots dans le dictionnaire) direction artistique. Et n’oublions pas de citer le groupe Berlinist pour ses bandes originales mémorables. Vous l’aurez compris, nous vouons un amour sincère au studio espagnol.
C’est donc avec joie que nous avons accueilli l’annonce d’un DLC pour Neva (sorti en 2024). Se présentant comme un prologue à l’aventure principale, le DLC narre la rencontre entre Alba, jeune héroïne et Neva, son compagnon blanc à quatre pattes. Sur le papier, de quoi prolonger l’enchantement un peu plus longtemps. Mais dans les faits, le DLC questionne. Avant de plonger davantage dans Neva: Prologue, nous ne pouvons que vous conseiller (si ce n’est pas déjà fait) de passer par notre test du jeu avant.
Une louveteau nommée Neva
Le monde de Neva est sujet à la corruption. La végétation se meurt, et les ombres gagnent du terrain détruisant tout sur leur passage. Alba tente de survivre et de restaurer cet équilibre fragile. Dans sa lutte, elle croisera la route d’une louveteau sans défense, une rencontre d’une vie qui ne fera que renforcer son combat contre les forces du mal.
Concrètement, Neva: Prologue est un chapitre additionnel composé de quatre tableaux différents. Pour la somme de 2,99€, le DLC vous prendra approximativement une heure de votre temps et reprendra exactement les mêmes mécaniques du jeu principal. Disons-le sans détour : ce pan facultatif est strictement réservé à ceux qui ont adoré l’expérience initiale, Neva: Prologue ne tente rien de nouveau et s’apparente ni plus ni moins à un prolongement (sans grand intérêt) de l’aventure.
Un DLC qui questionne (et déçoit)
Le DLC est loin d’être mauvais, mais notre courte escapade sera constamment accompagnée d’une question : pourquoi ? Pourquoi avoir dégainé un tel DLC deux ans après la sortie ? Aussi magnifique soit-il, Neva: Prologue n’apporte rien. Le studio ne fait que recycler les paysages et mécaniques du jeu de base sans montrer une once d’originalité. C’est à se demander s’ils n’ont pas tout simplement repris tous les croquis et idées non utilisés. Le constat est identique côté musique, la bande-son marque moins les esprits, comme si la magie s’effilochait.
C’est un crève-cœur que de tenir de tels propos, surtout qu’il faut bien garder en tête : Neva: Prologue ne coûte qu’une bouchée de pain et ce dernier est plus que correct. Peut-être que notre adoration pour Nomada Studio nous a aveuglé, que notre attente était trop élevée pour un simple DLC. Qu’à cela ne tienne, nous serons évidemment au rendez-vous pour leur prochaine magie. Une minuscule déception n’ombrage pas une profonde admiration.

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