Construire des jeux à l’aide d’un simple prompt sur téléphone ? C’est le dernier pari de Meta, qui cherche (encore) à trouver un public pour Horizon, la plateforme sociale initialement pensée pour la VR. Avec Horizon Create, sur mobile, et Horizon Studio, sur navigateur PC, Meta prétend rendre possible la création d’un jeu, en le décrivant simplement.
L’objectif de la maneuvre est claire et affiché : rendre Horizon attractif pour un nouveau public. Suite à l’échec de la VR, le mobile a été désigné comme plateforme de choix pour Horizon. Avec ces deux nouveaux outils de génération de contenu, Meta espère attirer le public sur l’application.
Les jeux générés ne seront pas restreints à Horizon, bien au contraire. Leur diffusion sera effectuée grâce à Facebook et Instagram. Les jeux apparaîtront dans le fil d’actualité des utilisateurs et en un seul clic, il sera possible de tester le jeu.
Devenir forgeron sans forger sur Horizon
Comme tout ce qui est lié de près ou de loin à l’IA générative, Horizon Create permet aux utilisateurs de produire du contenu avec le minimum d’effort possible. Il suffit simplement de décrire son idée pour que l’application se charge de générer tout un projet qu’il sera possible d’ajuster ensuite. Sons, personnages, environnement, mécaniques de gameplay : la première mouture du jeu est créée sans intervention humaine.
Horizon Studio fonctionne généralement de la même manière, à ceci près qu’il est possible d’intervenir directement sur le contenu généré. Les deux modèles restent étroitement liés : les projets, assets, et historiques d’itérations peuvent être transférés d’une application à l’autre.
Une fois le jeu terminé et diffusé à travers les applications de Meta, il sera possible de monétiser son projet, que ce soit à travers un fond mis en place par Meta, ou à travers des micro-transactions propres au jeu. Forcément, les algorithmes joueront un rôle important : les jeux ne seront pas mis en avant au hasard. Meta évaluera les jeux les plus populaires et leur donnera plus de visibilité tout en faisant tomber dans l’obscurité les jeux les moins efficaces.
Un système qui est très similaire à celui de Roblox, qui vient également de lancer sa propre intelligence artificielle pour générer des jeux. À la différence près qu’ici, la plateforme qui a tout à prouver va pouvoir tirer parti des milliards d’utilisateurs déjà acquis aux plateformes de Meta.
Le jeu vidéo devient alors un accessoire, à générer et à accoler à une plateforme sociale, plutôt qu’une fin en soi. Difficile d’imaginer quoique ce soit d’intéressant émerger d’un tel concept. Et c’est bien malheureux. Par le passé, les plateformes UGC (User-Generated Content) dédiées aux arts permettaient à de jeunes talents de se développer et d’être découverts.
Désormais, elles semblent surtout avoir vocation à être encore un autre moyen de publicité, tout en, si possible, faisant un peu d’argent sur le côté. Peu surprenant de la part de Meta, qui cherche avant tout à amortir l’échec de Horizon en tant qu’application VR.

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