Le calendrier des sorties d’octobre n’étant pas assez chargé comme ça, Saber Interactive et Boss Team Games viennent d’inclure dans l’éphéméride vidéoludique de fin d’année le très attendu Hellraiser: Revival. En plus d’annoncer l’arrivée du jeu sur nos plateformes pour le 8 octobre, les développeurs viennent également de dévoiler un peu plus de gameplay, qui promet un joyeux carnage gore et sans retenue dans l’univers de Pinhead et ses suivants.
Bioshock, Resident Evil et Clive Barker sont dans une pièce…
Dans cette nouvelle cuvée d’images de gameplay, nous retrouvons Aidan aux prises avec un culte sectaire adepte des promesses de la boîte de Lemarchand et des Cénobites. Ambiance SM chère aux écrits de Clive Barker, violence explicite et ésotérisme, le cocktail parfait de tout bon Hellraiser qui se respecte. Le FPS de Boss Team Games entend bien respecter à la lettre cette ambiance si particulière et aujourd’hui devenue culte.
Au fur et à mesure de l’avancée de la démo, nous pouvons voir qu’Aidan peut utiliser la précieuse boîte permettant d’invoquer le Léviathan et ses serviteurs comme une arme. A la manière des plasmides de Bioshock, la boîte permet de se servir de pouvoirs télékinétiques mais également de ralentir le temps ou d’invoquer différents éléments, comme des chaînes venant transpercer la chair de nos adversaires. Petite particularité, pour pouvoir utiliser l’artefact, le protagoniste doit remplir une jauge de souffrance en infligeant ou en subissant des dégâts.
La douleur semble être au centre de la boucle de gameplay de ce Hellraiser: Revival, avec cette alternative au mana ou à l’Eve mais aussi lors des combats. Certains ennemis semblent vouloir être punis et les attaquer peut être à double tranchant : les rendrons-nous plus puissants et résistants en les attaquant ? Engager un combat avec eux peut-il être plus risqué pour nous, malgré notre arsenal ? Si cette mécanique est bien utilisée, les combats seront un défi d’autant plus complexe à surmonter.
Enfin, l’ombre de Resident Evil 7 et 8 semble également planer au-dessus de cette itération de l’univers Hellraiser. Bien qu’Aiden puisse emporter avec lui un pistolet, un fusil à pompe et un pistolet-mitrailleur, les munitions semblent être présentes en nombre limité et les affrontements poussent le joueur à attaquer avec une arme de corps à corps. Pour se soigner, le héros devra trouver des herbes et il pourra se crafter des munitions et des soins grâce aux denrées glanées ici et là dans l’environnement. D’Aidan à Ethan Winters, il n’y a qu’un pas !
Plus un best of qu’un réel Hellraiser ?
Bien que nous attendions de pied ferme Hellraiser: Revival étant très fans des univers créés par Clive Barker (Hellraiser, Candyman, Cabal, Secret Show, les livres de sang…), quelques réserves pointent le bout de leur nez suite à la diffusion de cet extrait de gameplay. Scénaristiquement parlant dans l’univers Hellraiser, très peu de personnes sont au courant de l’existence de la boîte de Lemarchand. Hormis quelques ermites et fanatiques (le docteur Channard de Hellraiser 2, J.P Monroe dans Hellraiser 3, Voight dans Hellraiser) tous les utilisateurs sont punis aussitôt après avoir utilisé la boîte et disparaissent dans de délicieuses lamentations. Ici, un culte semble s’être formé autour des Cénobites et du Léviathan. Comment justifier cette adoration sans contredire le matériau d’origine ?
Côté gameplay, le gunplay semble un peu mou et l’idée même d’inclure des armes comme des pistolets-mitrailleur dans l’univers Hellraiser semble quelque peu hors sujet. Nous parlions de l’influence de Bioshock dans les images de la démo, mais l’ombre du premier jeu de Clive Barker Undying semble être plus indiquée. Dans ce dernier, le joueur pouvait, et ce bien avant Bioshock, maîtriser des pouvoirs occultes à l’aide d’un artefact placé dans sa main gauche tout en ouvrant le feu à grand coup de pétoires de la main droite.
Enfin, de nombreuses références à l’univers littéraire de Barker peuvent être trouvées dans cet extrait de gameplay. Le grand manoir dissimulant de nombreux secrets sillonné par Aidan peut être vu comme une référence à la bâtisse maudite de Coldheart Canyon, le culte vivant caché peut être vu comme un miroir des monstres de Midian dans Cabale ou encore l’arrivée et la tentative de récupérer le plus d’âmes humaines possibles fait penser à la suite en roman de Hellraiser : les évangiles écarlates.
Espérons que Hellraiser: Revival soit une réelle plongée dans l’univers malsain et ô combien intriguant de Hellraiser et non un simple best of des œuvres de Clive Barker qu’elles soient littéraires, cinématographiques et vidéoludiques. Réponse le 8 octobre sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series.
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