C’est un avertissement surprenant qu’ont reçu les utilisateurs de PlayStation 5 ce 27 juin : plus de cinq cents films seront supprimés des librairies numériques des utilisateurs de la machine le 1er septembre 2026 suite à l’expiration d’un accord avec StudioCanal. Les films, achetés par les utilisateurs, disparaîtront purement et simplement de la machine, sans aucune mention de compensation financière.
551 films sont concernés par la situation, parmi lesquels on retrouve certains titres cultes tels que Hot Fuzz, Paddington ou Highlander. C’est, encore une fois, un rappel cruel : les achats numériques ne nous appartiennent pas, ils ne sont qu’une licence qui nous est accordée pour profiter d’un film, d’un jeu, mais qui peut être retirée à tout moment.
Cette fois-ci, c’est avec StudioCanal, la société de production française, qu’un accord se termine. Et Sony n’a pas présumé nécessaire de le renouveler. Cela s’entend, par principe : l’achat de film sur PlayStation reste une activité marginale. Depuis 2021, il est même impossible d’acheter des films ou séries directement sur le PlayStation Store. Il s’agit désormais d’un service encadré par le service Sony Pictures Core, lui-même devant faire face aux divers services de streaming proposés sur la machine.
La confiance s’effrite chez PlayStation, mais pas que
Ce n’est pas la première fois que PlayStation doit avertir ses utilisateurs de suppressions. Localement, c’est en 2022 que des films StudioCanal avaient été retirés des librairies numériques, en Autriche et en Allemagne. Un an plus tard, c’était DiscoveryTV qui faisait l’objet d’un avertissement, plus général cette fois-ci. Les réactions, très négatives avaient cependant poussé Sony à faire marche arrière.
L’entreprise avait renégocié des accords, trouvant ainsi une nouvelle solution, qui n’est cependant pas éternelle : d’après le président de Discovery au moment des accords, le maintien du contenu était au moins garanti jusqu’en 2026. Avec cette nouvelle vague de suppression potentielle, il pourrait donc y avoir une porte de sortie, si une grogne populaire suffisante s’exprimait.
Cela dit, cela reste une solution qui ne fait que remettre à plus tard ce qui pourrait bien être inévitable. Cela rappelle également, encore une fois s’il le fallait, l’importance des supports physiques, dans une période où leur existence est encore remise en question, qu’il s’agisse de cinéma ou de jeu vidéo.
Il est clair qu’une annonce de suppression de contenu numérique payant, alors que le jeu le plus anticipé de l’année ne disposera pas de réelle sortie sous format physique, ne peut qu’envenimer les critiques auxquelles Rockstar s’est exposé en faisant ce choix de publication. Une décision qui a fait grand bruit, que ce soit au niveau du public, ou des boutiquiers qui prévoyaient de vendre le jeu.
En réalité, les suppressions liées aux propriétés de StudioCanal ne devraient pas affecter de nombreux comptes PlayStation. Toutefois, cela reste un avertissement pour tous, alors que des initiatives telles que Stop Killing Games tirent la sonnette d’alarme quant aux abus des éditeurs et constructeurs au sujet des jeux dématérialisés.

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