Aspyr Media vient de shadow dropper The Lord of the Rings: War in the North Legacy Edition, portage modernisé de l’action-RPG coopératif sorti en 2011. Disponible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, et le 18 août sur Switch et Switch 2 en Europe pour une vingtaine d’euros, c’est surtout le prétexte d’une annonce bien plus sympathique : l’éditeur, sous licence Warner Bros. et au sein du périmètre Embracer/Middle-earth Enterprises, promet d’autres rééditions de classiques du Seigneur des Anneaux dans les mois ou années à venir.
Franchement, on ne va pas se mentir : War in the North, c’était correct au mieux. Critiques mitigées à l’époque, noyé quinze jours avant Skyrim, retiré de Steam en 2019, le jeu a surtout survécu comme curiosité coop plutôt que comme pilier du catalogue de Tolkien. Sa Legacy Edition (60 fps, sauvegardes auto, co-op en ligne) ressemble davantage à un test de marché qu’à une résurrection mémorable.
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Parce que la franchise légendaire de Tolkien au jeu vidéo, ce n’est pas War in the North. C’est Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du roi (2003), ce beat’em all d’EA encore chéri pour ses niveaux calqués sur les films et sa mise en scène. C’est aussi The Battle for Middle-earth et sa suite, ces RTS cultes qui ont marqué toute une génération, ou encore Le Tiers Âge, sorte de copie assumée de Final Fantasy X qui, malgré ses emprunts évidents, était plutôt une chouette adaptation. Des jeux qui ont fini par disparaître dans les limbes des licences expirées et des serveurs fermés.
Des jeux qu’on continue de faire tourner en crack communautaire et qu’il serait sympathique de retrouver légalement sur Steam ou consoles modernes. Aspyr a déjà prouvé qu’il savait remonter des licences compliquées avec ses remasters Star Wars ; avec des résultats inégaux, certes, mais une expertise indéniable dans le portage de catalogues oubliés.
L’ancien design director de Warner Bros. Christian Allen rappelait d’ailleurs cette semaine que War in the North n’aurait jamais dû sortir face à Skyrim, sacrifié sur l’autel des résultats trimestriels. Symptomatique d’une époque où la licence Seigneur des anneaux produisait des jeux dans une multitude de genre, la plupart tout juste correct (rappelez-vous du MOBA ou du battlefront-like), sauf quelques exceptions qu’on aimerait bien revoir.
Si War in the North n’est que le début, alors la vraie question est surtout de savoir jusqu’où Aspyr compte remonter. Le Retour du roi, The Battle for Middle-earth, Les Deux Tours… le catalogue ne manque pas de jeux autrement plus marquants, aujourd’hui coincés entre licences expirées, serveurs fermés et bricolages communautaires. Et quitte à ressortir les vieux cartons du Seigneur des Anneaux, autant commencer par ceux que les joueurs attendent vraiment.

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