Acteur central du jeu vidéo, spécialisé dans les JRPG depuis plus de quarante ans, Nihon Falcom reste encore à ce jour un studio qu’on pourrait qualifier de second plan. Pourtant, pour les amateurs du genre, l’entreprise japonaise a une résonnance particulière, les laissant rarement indifférents. Et finalement, c’est en se démarquant légèrement de son positionnement AA historique que le studio, en perte de vitesse ses dernières années, pourrait s’être trouvé une nouvelle dynamique.
En effet, sur son dernier semestre fiscal (d’octobre à mars 2026), Nihon Falcom affiche des résultats records, avec une progression fulgurante de tous ses métriques. Comparé à la même période l’an passé, les profits opérationnels ont bondi de 1227 %, passant de 73 à 969 millions de yens (environ 5,2 millions d’euros), dépassant même le record historique de 2023 de 703 millions de yens.
Une hausse qui provient notamment de l’envolée du nombre de ventes sur le dernier semestre, atteignant les 1,5 milliards de Yens (environ 8,1 millions d’euros) contre 604 millions de yens (3,3 millions d’euros) en 2025. Ainsi, au vu de tels résultats, on peut affirmer que Nihon Falcom est en passe de réussir son pari consistant à capitaliser sur la remise au gout du jour de l’une de ses licences les plus fortes.
En effet, la ressortie de Trails in the Sky 1st Chapter en septembre dernier, laquelle a été très bien accueillis par la presse et les joueurs, a été un succès (notamment hors du Japon) tel que les prévisions des financiers du studio ont été largement dépassés, laissant augurer d’une année fiscale (d’octobre 2025 à septembre 2026) exceptionnelle pour la firme nipponne.
Une dynamique fragile
Pour autant, malgré ces résultats impressionnants, il est encore difficile de dire si cette croissance va se poursuivre. Il y a bien Trails in the Sky 2nd Chapter prévu pour le 17 septembre prochain qui, s’il est à la hauteur du premier chapitre, pourrait offrir un nouveau boost aux résultats du studio, mais quid du reste du catalogue de Nihon Falcom ?
Il y a quelques semaines vient d’ailleurs de sortir Ys Mémoire: Revelations in Celceta dans l’indifférence générale. Il faut dire aussi qu’avec une localisation absente et un travail de remasterisation anecdotique par rapport à sa version PS4, on peut s’interroger sur la légitimité de cette ressortie.
Il existe aussi quelques motifs d’inquiétude pour le titre estival du studio, Kyoto Xanadu. S’il est prometteur sur le papier, il reste un titre confidentiel qui a peu de chance de connaître un réel succès commercial. Pire encore, si la sortie japonaise est déjà calée pour le 16 juillet, il n’y a toujours aucun éditeur (annoncé du moins) pour sa sortie occidentale. N’aura-t-on droit qu’à une sortie dématérialisée pour ce Persona-like ?
Et si l’on regarde à plus long terme, le studio ne devrait-il pas aussi offrir à ses autres licences une remasterisation de haute qualité à l’image des Trails qui commencent à sortir de leurs niches vidéoludiques ? D’autant que dans quelques années, quand cette saga sera terminée (planifiée pour 2032), Nihon Falcom devra se trouver de nouvelles locomotives, et c’est peut-être maintenant, alors que le studio a le vent en poupe, que ces investissements pour l’avenir devraient être réalisés.

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