Abandonné à la dernière minute par son éditeur, Mudita Games s’est retrouvé avec une early access à réussir sans le soutien financier attendu. Attendris par cette histoire, nous sommes parti à la grimpette dans Barda en espérant vous éclairer un minimum sur les points qui pourraient vous encourager à participer à l’ascension ou, a défaut, vous faire rebrousser chemin.
Barda trucs
Barda, c’est un jeu de gestion de ressources couplé à du Rogue-like habilement grimé en jeu d’escalade. Grimé seulement, puisqu’on ne gère pas ses appuis, ses mousquetons ou sa corde, seulement la faim et la place disponible dans le sac à dos.
Pour avancer, il suffit de prendre un objet du bout de la souris pour le déposer sur l’une des interactions qui se dressent sur la route du protagoniste. Parfois, certaines actions requièrent un objet qui n’est pas en notre possession, on glisse alors le personnage lui même qui lance un d6 pour réussir à surmonter l’obstacle.
On croise de tout, des murs de grimpe ardus, des voyageurs solitaires, des feux de camps pour se reposer, mais aussi des combats contre des monstres et du crochetage. Tout un arsenal d’interactions variées qui, sous leurs airs, sont toutes plus ou moins les mêmes.
Ainsi, on accumule des objets au fil de la montée qui serviront à combler la faim, emprunter des chemins escarpés, ouvrir des coffres ou combattre des monstres. Les objets tombent les uns sur les autres dans un petit sac à dos dont la gestion de l’espace est la clé de la réussite. Tout tourne autour de ça, la fatigue rend les objets plus gros, la folie modifie l’effet d’un objets, l’empoisonnement affaibli les effets et se propage, etc…
On choisit alors les étapes du parcours en fonction du contenu du sac : si on est équipé de plusieurs lanternes, autant se diriger vers les grottes sombres…
Barda bidules
Une des grosses réussite de cet accès anticipé, c’est tout l’enrobage, le titre est dessiné dans des tons agréables et les sonorités douces accompagnent le gameplay lent basé sur la réflexion. Une réflexion plutôt bien amené qui oblige à se concentrer sur les ressources qu’on possède et le champ des possibles de celles qui pourraient bien se présenter en chemin.
Certains outils se brisent en route, d’autres nous infligent des malus et il faut prendre en considération le plan large pour s’en sortir sans embrouille. On a d’ailleurs été impressionné par les interactions avec les objets de l’inventaire, qui sont pléthore et nous pousse à bien comprendre ces derniers pour réussir à s’en sortir.
Ce qu’on pourrait reprocher à Barda en l’état c’est le manque de difficulté : seul le mode Balade (facile) est disponible. C’est un peu dommage de terminer l’ascension en une run compte tenu de l’arbre d’amélioration à débloquer pour les prochaines. Un manque qui pourrait être rapidement comblé puisque tout ici est question d’équilibrage. La base est clairement solide, bien que redondante, et ne demande qu’à se développer davantage.

Pour sauver Mudita Games, faites un peu de Barda
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