Alors que Nacon est actuellement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole, l’éditeur français a profité du Xbox Partner Preview pour dévoiler Hunter: The Reckoning – Deathwish, nouvelle incursion dans l’univers du World of Darkness sous la forme d’un action-RPG à la première personne.
Un retour inattendu – enfin, si l’on oublie la fuite d’information d’il y a quelques semaines – pour une sous-licence laissée en sommeil depuis plus de vingt ans, et qui intervient après le développement chaotique de Vampire: The Masquerade – Bloodlines 2. De quoi cristalliser une attente réelle, notamment chez les amateurs de CRPG de cette époque.
La sous-licence Hunter: The Reckoning prend le contrepied des autres licences du World of Darkness : nous n’incarnons plus une créature issue de sociétés secrètes et occultes, mais celui qui la traque. Des humains ordinaires, confrontés à une réalité qu’ils n’auraient jamais dû découvrir : celle d’un monde parallèle peuplé de vampires, de loups-garous et d’entités toujours plus monstrueuses. Deathwish se déroule dans un New York contemporain, un espace gorgé de surnaturel, et divisé en plusieurs zones à explorer.
Le joueur incarne un chasseur entièrement personnalisable, construit à partir d’un système classique du RPG : attributs, compétences, avantages et défauts viennent structurer une progression flexible, capable d’influencer autant les affrontements que les interactions. Au fil d’une narration à embranchements, il rejoint une cellule de chasseurs et se lie à plusieurs compagnons, avec la possibilité de développer des relations plus intimes si le cœur vous en dit.
Le revival après vingt ans d’oubli
Là où les premiers jeux Hunter: The Reckoning des années 2000 misaient sur le hack’n’slash, Deathwish opère un virage vers l’action-RPG. Les missions se veulent articulées autour de plusieurs approches possibles : infiltration, confrontation ou dialogue.
Une structure qui évoque clairement les immersive sims, et que les développeurs, le studio polonais Teyon, déjà auteur de RoboCop: Rogue City, rapprochent de références comme Vampire: The Masquerade – Bloodlines, Deus Ex ou encore Baldur’s Gate 3, avec en toile de fond des mécaniques héritées du jeu de rôle papier, notamment des jets de dés qui viennent ponctuellement influencer certaines actions.
Hunter: The Reckoning – Deathwish survivra-t-il au contexte instable entourant le projet et à la fragilité de son éditeur ? Prévu pour l’été 2027 sur PC, PS5 et Xbox Series, il pourrait néanmoins incarner une forme de retour en grâce pour le World of Darkness, à condition de ne pas reproduire les errements récents de la licence.

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