Fortnite est depuis de nombreuses années maintenant la Poule aux œufs d’or d’Epic Games. Depuis l’arrivée du mode Battle Royale, dans une idée piquée à PUBG pour rattraper un jeu de tower defense qui ne rencontrait pas du tout le succès attendu, le titre est l’un des jeux vidéo les plus populaires du monde. Il jouit aussi d’une longévité impressionnante, portée par la capacité de ses développeurs – reconnaissons leur ce talent – à renouveler l’expérience en permanence.
Pourtant, tout n’est pas si rose sur l’île de Fortnite, et Tim Sweeney, boss d’Epic Games, regrette un désintérêt des joueurs progressant lentement depuis 2025. Un désengagement progressif qui pousse la firme à licencier aujourd’hui pas moins de 1000 personnes !
Encore une annonce d’un plan de licenciement dans l’industrie du jeu vidéo, nous dira-t-on, après celle d’Ubisoft Toronto il y a quelques jours, celle chez E.A. en début de mois, et les fermetures de studios en début d’année (Ubisoft, encore, avec Halifax ou les studios VR de Meta, parmi d’autres…), suivant elles-mêmes une année socialement très lourde pour l’industrie. Mais ici, il y a quelque chose qui nous fais « tiquer » un peu plus que d’habitude.
« 6 milliards, c’est beaucoup d’argent. Mais la vie est chère. »
Fortnite, malgré le désengagement pointé du doigt par Sweeney, reste dans le top des jeux le plus populaires sur consoles, quand il n’est pas LE plus populaire. Il attire suffisamment de joueurs pour qu’un accessoiriste tel que PDP en vienne-t-à sortir une guitare relativement couteuse pour son mode Festival (le Guitar Hero-like). Fortnite aurait généré 6 milliards de dollars en 2025 (?!) d’après Statista.
Dans ces conditions, on a du mal à entendre les arguments de d’Epic Games. La baisse de l’engagement des joueurs n’a pas exactement l’air d’une chute brutale de nature à licencier un millier de personne, soit 20% de la masse salariale d’Epic. Pourtant, Tim Sweeney déclare « dépenser plus qu’il ne gagne ». Dépenser plus que 6 milliards ?
OK, on mélange un peu chiffres d’affaires et bénéfices ici, mais quand même : à ce niveau-là de rentrée d’argent, difficile de croire que tout est englouti dans le développement du jeu service… Mais alors où ? Dans les procès peut-être, notamment ceux très médiatiques contre Apple et Google ; dans l’Epic Games Store, aussi, né de la volonté d’attaquer la position de quasi-monopole de Steam, mais surtout né des bénéfices monumentaux générés par Fortnite dont on savait plus quoi faire ! Enfin, et même si l’on a aucune information sourcée à ce sujet, probablement chez les investisseurs, un peu, aussi, souvent avides de rentrée d’argent à court terme, et responsables de la fermetures de nombreuses structures.
La manne aura duré (et dure encore !) dix ans, mais il est tout à fait naturel qu’après un certain temps, la popularité d’un titre finisse par s’étioler. C’est d’ailleurs beaucoup plus naturel que la durée de vie exceptionnelle dont fait preuve Fortnite. Epic Games doit se faire à l’idée qu’il est possible que dans les années à venir, sont titre phare attire moins de joueurs, et doit aussi se consacrer à essayer de développer son prochain « flagship ». Son modèle économique, qui connait, certes, un très beau succès, est aussi très (trop) dépendant des résultats de Fortnite. Et ce n’est pas en licenciant les développeurs par centaines que cela risque d’arriver…

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