Si on vous parle d’un des pires jeux de l’histoire, certains pourraient évoquer Concord et son impressionnante chute quelques jours après sa sortie, éventuellement le très récent Code Violet, déjà favori pour la couronne 2026, mais ce serait sans doute oublier un peu vite un certain Bubsy 3D, véritable purge de 1996, un virage complètement manqué d’offrir à la mascotte, comme son nom l’indique, une aventure en 3D. N’est pas Mario qui veut.
Une catastrophe à tous les niveaux, à tel point que la licence fut mise en sommeil pendant plus de vingt ans avant de revenir en 2017 et 2018 pour deux sympathiques opus, en 2D cette fois. Quelle ne fut pas notre surprise alors de découvrir, il y a quelques mois, qu’un nouvel épisode, en 3D cette fois, était en développement, avec un nom qui se rappelle à nos mauvais souvenirs, Bubsy 4D.
Ca ne pourra pas être pire, n’est-ce pas ?
De quoi nous interroger sur l’industrie qui ne cesse de ressusciter ses anciennes gloires (et pas que, à l’évidence) afin de titiller la fibre nostalgique de ses plus anciens fans. Au-delà du manque criant de créativité, sur un marché qui peine à renouveler son catalogue, c’est ici un levier malsain qui est activé pour tenter de se faire quelques deniers. Bubsy 4D sera-t-il aussi nul que son prédécesseur ?
D’un autre côté, on pourrait aussi se dire qu’Atari et Fabraz (respectivement éditeur et développeur du jeu) font amende honorable, assumant, non sans humour, cet héritage, mais le résultat reste le même. Fabian Rastorfer, fondateur de Fabraz déclarait d’ailleurs :
« Travailler sur une suite de Bubsy 3D, vu son héritage, c’est forcément un sacré défi. On a voulu prendre ça très au sérieux, comprendre ce qui a permis au personnage de survivre dans les mémoires, tout en réinventant ce qui ne fonctionnait pas »
Et effectivement, le jeu n’a pas l’air si terrible. On parait loin des cadors du genre, c’est évident, reste qu’il semble proposer une expérience solide avec un brin d’humour et de personnalité qui peuvent suffire à lui conférer un certain charme. À voir manette en main, bien sûr, mais un jeu de plate-forme, genre devenu rare de nos jours, correct et vendu à petit prix (20 € en l’occurrence), voilà peut-être une étonnante surprise.

Il est d’ailleurs possible de se faire une première idée sur Bubsy 4D grâce à la démo disponible sur Steam en attendant sa sortie sur consoles et PC dès le 22 mai prochain. Une version physique, pour les amoureux d’objets vidéoludiques, est même prévue pour Switch et Switch 2 avec, notamment, une Pawsome Edition incluant en plus du jeu un poster, un manuel et un artbook.

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