Pour les joueurs de Warframe, les Devstreams sont des rendez-vous bien identifiés. Organisés régulièrement par Digital Extremes, ces émissions en direct permettent aux développeurs de présenter l’état du jeu, les mises à jour en préparation, mais aussi de répondre à certaines attentes de la communautés. Ce ne sont ni des trailers, ni des conférences marketing : on y voit souvent du contenu en cours de développement, parfois encore instable, accompagné d’explications assez franches sur les choix du studio.
Le Devstream de janvier marque la première prise de parole majeure de 2026. Le précédent remontait à la fin de l’année 2025 et servait surtout de bilan, avec un Year in Review et quelques annonces à moyen terme. Celui-ci est différent : il pose les bases concrètes de ce qui arrive dans les semaines et les mois à venir, avec plusieurs dates, des démonstrations en jeu et des confirmations attendues de longue date.
Warframe dans la poche…
L’annonce la plus immédiate concerne l’arrivée officielle de Warframe sur Android, prévue pour le 18 février. Le jeu était déjà disponible sur iOS, mais cette version Android complète l’objectif du studio : rendre Warframe jouable sur l’ensemble des plateformes majeures, sans version « au rabais ».
Point important : cette version mobile bénéficie du cross play et du cross save dès son lancement. Concrètement, cela signifie qu’un joueur pourra lancer une mission sur PC, continuer sur mobile, puis rejoindre des amis sur console sans restriction. Ce n’est pas un simple détail technique : pour un jeu aussi dense, avec des centaines d’heures de progression possible, c’est une condition essentielle pour que la version mobile soit réellement viable sur le long terme.
Digital Extremes a insisté sur le fait que l’interface et les contrôles ont été pensés spécifiquement pour le tactile, et pas simplement adaptés à la hâte. Reste à voir si l’expérience tient la distance dans les contenus les plus exigeants, mais l’intention est claire : Warframe mobile n’est pas une version secondaire.
…et sur Nintendo Switch 2 !
Un point très important du Devstream concerne la version native de Warframe sur Nintendo Switch 2. Le jeu était déjà disponible sur la première Switch, mais avec des compromis techniques importants : framerate instable, résolution limitée, et performances parfois en retrait dans les contenus les plus chargés.
Avec cette nouvelle version, Digital Extremes annonce un affichage en 1080p et 60 images par seconde. Dans un jeu aussi rapide que Warframe, où la précision des mouvements, le timing des capacités et la lisibilité de l’action sont essentiels, ces améliorations ont un impact direct sur le gameplay.
Autre nouveauté notable : la prise en charge des contrôles à la souris. Pour les joueurs Switch, et en particulier ceux qui s’intéressent au contenu compétitif, aux runs optimisés ou aux activités de haut niveau, cette version pourrait clairement rebattre les cartes. Elle rapproche enfin l’expérience Nintendo de celle proposée sur les autres plateformes, réduisant un écart qui existait depuis plusieurs années.
L’Ombromane en approche
Côté contenu, la prochaine grande mise à jour s’intitule The Shadowgrapher et est prévue pour mars prochain. Elle introduira un nouveau Warframe, Follie, le 64ème du jeu. Lors du Devstream, plusieurs extraits ont été montrés, mettant en avant son esthétique très particulière : un design basé sur l’encre, les silhouettes déformées et une présence visuelle volontairement instable.
Au-delà du personnage lui-même, The Shadowgrapher proposera un nouveau type de mission situé dans un univers enfermé dans une peinture abandonnée. On parle ici d’un environnement entièrement nouveau, avec ses propres règles visuelles et une ambiance plus sombre que la moyenne des mises à jour récentes.
Plutôt que de multiplier les cinématiques explicatives, Digital Extremes semble vouloir raconter cette histoire par le décor, les ennemis et la progression du joueur. Ce n’est pas une révolution du système narratif du jeu mais une continuité logique avec les mises à jour précédentes : continuer d’ajouter du lore tout en restant centré sur l’action.
Faire vivre Warframe au quotidien
Le Devstream a également présenté plusieurs nouveaux cosmétiques, dont un skin Heirloom pour Vauban, ainsi que de nouveaux designs pour Gauss et Grendel. Comme souvent dans Warframe, ces ajouts ne modifient pas le gameplay, mais ils participent à la longévité du jeu et à l’attachement des joueurs à leurs Warframes.
Enfin, Digital Extremes est revenu sur les événements saisonniers à venir et sur les statistiques de l’année écoulée. Ce type de contenu joue un rôle important : il rappelle que Warframe est un jeu suivi sur le long-terme, pensé pour être habité régulièrement plutôt que consommé ponctuellement.
Pour ceux qui jouent depuis longtemps, ces annonces n’ont rien de révolutionnaire, mais elles répondent à des attentes concrètes, parfois anciennes. Pour les nouveaux venus, les évolutions annoncées pourraient rendre l’accès au jeu plus simple, plus fluide, moins dépendant d’un matériel précis. On peut saluer le fait que Warframe continue de s’appuyer sur ce qui fait sa force depuis des années : un suivi régulier, des choix techniques assumés et une communication qui se veut transparente.

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