Inutile de le cacher, nous avons été fort déçus de REANIMAL. Nous pointions du doigt un manque de finition globale pour un titre jugé décousu, ayant beaucoup de mal à se détacher de son modèle Little Nightmares (licence également sur le déclin). Ce constat n’exclut pas de solides qualités à faire valoir, à commencer par une direction artistique des plus sordides. Bref, REANIMAL n’est pas le jeu qui va détrôner la saga détenue par Bandai Namco, mais reste tout à fait sympathique à parcourir.
Et nous n’allons sûrement pas bouder notre plaisir sur son trio de DLC. D’ailleurs, son premier chapitre additionnel intitulé The Prisoner vient de paraître, une occasion de revenir dans le petit théâtre des horreurs de Tarsier Studios.
(Test du DLC The Prisoner de REANIMAL sur PlayStation 5 à partir d’un code fourni par l’éditeur)
Photo souvenir des tranchées
The Prisoner pousse les portes d’un tout nouveau chapitre prenant comme toile de fond la guerre (et plus exactement la Première Guerre Mondiale). Enfin nouveau, pas exactement, car l’environnement du champ de bataille était déjà de la partie dans la dernière section du jeu principal. On repassera donc pour la variété des décors.
Durant environ une heure (oui, c’est assez court, même pour un DLC), nous tenterons de survivre en ces hauts lieux de désolation, traqués par un croque-mitaine des plus réussis : un imposant général armé d’un lance-flamme. Le bougre crame tout ce qui l’entoure sans sommation et n’hésitera à vous brûler vif au premier coup d’œil. Courir, fuir, esquiver les flammes seront les mots d’ordre du chapitre, du moins durant sa première moitié.
Sans surprise, les mécaniques de gameplay sont strictement identiques, on aurait apprécié un léger changement à partir du moment où l’on incarne un autre personnage, mais il n’en est rien. Toutefois, un objet apporte un peu de diversité bienvenue : un appareil photo. Ce dernier a plusieurs fonctions grâce à son flash, la première est celle de se frayer un chemin parmi les cadavres (ne posez pas de questions), la seconde permet d’éclairer brièvement les zones les plus sombres, la troisième permet de repérer les fantômes cachés ici et là (pour les complétionistes). Sans redistribuer les cartes, cette fonctionnalité donne un intérêt certain au DLC.
Notre conclusion ne bougera pas d’un iota. À l’instar du jeu principal, Le DLC The Prisoner de REANIMAL est plaisant à parcourir, fourmille de bonnes idées mais ne prend jamais le temps de pleinement les exploiter. Et ce sentiment de brouillon, de copie inaboutie, est bien parti pour coller durablement au jeu (et ses DLC).
Disons-le sans détour, le DLC ne vaut pas ses 10€ réclamés, la moitié de cette somme aurait été plus honnête. Le billet d’entrée du petit théâtre des horreurs de Tarsier Studios est cher, ses numéros manquent un peu de variété, mais il y a cette direction artistique ô combien dérangeante, ô combien fascinante qui nous pousse à y retourner. Rendez-vous pour le second DLC donc.


