L’histoire entre Blizzard et le mobile a toujours été tumultueuse: d’abord l’insolent succès d’Hearthstone, le désarroi des fans de Diablo pour finir par susciter l’étonnement des joueurs de World of Warcraft avec Rumble. Aujourd’hui, c’est au tour d’Overwatch Rush, porté par une lourde tâche, celle de prouver que la Team Mobile a su capitaliser sur ses expériences passées.
Overwatch 2 Rush ça ne faisait pas très joli
Annoncé via un trailer au ton surjoué, pur produit de l’esthétique publicitaire actuelle, le titre laisse transparaître une réelle compréhension des codes du genre. Le gameplay, bien qu’il paraisse encore un peu brouillon au premier abord, dégage une énergie plutôt sympathique. Surtout, précisons l’essentiel: Overwatch Rush n’est pas un portage. Développé indépendamment de la Team 4 (l’équipe originale d’Overwatch), il s’agit d’un jeu entièrement conçu pour l’expérience nomade.
Format mobile oblige, le titre adoptera un modèle free-to-play largement axé sur les cosmétiques. Pourtant, un détail a piqué notre curiosité: certaines mentions sur les skins laissent entendre qu’il serait possible d’en débloquer par le jeu pur, laissant la porte ouverte aux joueurs plutôt économes.
L’autre point d’intérêt réside dans l’analyse des images fournies. Dans le trailer, on observe deux Reinhardt arborant des boucliers de tailles différentes. Cette divergence suggère l’existence d’un système de talents ou de spécialisations permettant de modifier directement les compétences en cours de partie, une idée qui rappelle les promesses (hélas déçues) du mode PvE d’Overwatch 2.
Côté casting, Blizzard joue la sécurité en mettant en avant ses icônes: Tracer, Mercy, Reinhardt ou encore Reaper. On imagine cependant que le nombre de héros au lancement ne sera pas légion. À l’instar d’un League of Legends: Wild Rift, il est fort probable que le jeu soit livré amputé d’une partie de son roster original pour s’étoffer progressivement au fil des années, au rythme des mises à jour saisonnières.
Don’t you guys have phones ?
Comme nous l’avons souligné plus tôt, Blizzard a souvent manqué de finesse dans son approche du jeu mobile. Entre un Warcraft Rumble déjà débranché, un Hearthstone qui a perdu de sa superbe et un Diablo Immortal accueilli comme une mauvaise blague, le passif est lourd. Dès lors, difficile de voir dans Overwatch Rush une véritable volonté de conquérir le marché mondial.
On y perçoit plutôt une tentative de rentabiliser des équipes mobiles internes : après avoir accumulé des années d’expérience sur divers projets, ces développeurs doivent désormais justifier leur présence dans les locaux de l’éditeur par un produit concret et monétisable.
Cette annonce s’inscrit également dans une manœuvre de survie face à son concurrent principal : Marvel Rivals. La stratégie de communication est, il faut l’avouer, d’une propreté chirurgicale. On efface l’étiquette pesante du « 2 » , on injecte cinq nouveaux héros d’un coup, et on lance une énième « Saison 1″ pour récupérer un peu d »espace médiatique. Le déploiement, en parallèle, de ce gameplay mobile vient clouer l’offensive. Le plan marketing est impeccable, c’est un fait. Mais une question subsiste : le gameplay d’Overwatch Rush sera-t-il suffisamment percutant pour nous convaincre de lancer une partie dans le métro ?

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