Depuis sa sortie mi octobre, Fellowship s’est vu agrémenté de très légères mises à jour évènementielles. Halloween, Noël et quelques petits ajustements qui font revenir les aventuriers les plus friands de donjonneries… Mais pas les autres. C’est donc quatre mois plus tard que Chief Rebel lance sa première grosse mise à jour comprenant deux nouveaux personnages, un large panel d’ajustement et une zone libre à explorer remplie de quêtes à compléter.
Open… hein ?
Pour ceux qui ont lu notre test, ce dernier point a de quoi faire sourciller : l’argument de vente principal de Fellowship résidait justement dans sa proposition d’être un « simulateur d’endgame », affranchi de tout farming fastidieux. Or, cette nouveauté semble, par ses mécaniques de récompense, supplanter les parties rapides qui servaient jusqu’ici de point d’entrée aux néophytes. Seul le temps permettra de juger de la pertinence de ce virage idéologique.
Cette nouvelle philosophie s’exprime d’ailleurs très concrètement à travers plusieurs ajustements du patch note, visant tous à adoucir l’ascension vers le haut niveau : le chronomètre n’apparaît désormais qu’au quatrième tiers de difficulté (contre le premier auparavant), les monstres ne déploient l’intégralité de leur kit qu’au dernier palier, et l’on note l’arrivée du « Pathfinder’s Guidance ». Cette fonctionnalité inédite trace explicitement le chemin à suivre en jeu, facilitant grandement la tâche des tanks débutants.
Cette dernière modification est également prévue pour un autre jeu qui lui sort dans un peu plus d’une semaine, nous discutions d’ailleurs de l’importance du timing dans un papier récent.
Ce découpage de la difficulté, particulièrement progressif, suscite l’étonnement chez les joueurs les plus chevronnés : il est en effet possible d’atteindre les défis de haut niveau en seulement quelques heures. Reste à déterminer si ce modèle permettra de fidéliser les nouveaux venus, qui auront ainsi la liberté de progresser à leur propre rythme sans se heurter à un mur de complexité trop précoce.
Avec une moustache, on en cache des choses…
On peut difficilement réinventer la roue à chaque mise à jour, on en conviendra. Mais les deux nouveaux personnages, qui ont la sympathie d’être un Tank et un Healer réduisant par là même les files d’attentes pour les DPS, sont tout de même assez inspirés des archétypes classiques qu’on retrouve chez la concurrence.
On y retrouve un Paladin maniant l’épée longue, dont le style évoque fortement le Chevalier noir ou le Chevalier de la mort, ainsi qu’une magicienne gracieuse dont les soins dépendent presque exclusivement de ses capacités offensives, un Prêtre Discipline avec une moustache en somme.
Quoi qu’il en soit, cette mise à jour a véritablement relancé l’intérêt pour le titre, comme en témoigne le pic de 15 000 joueurs simultanés enregistré lors de la première soirée de l’événement. Ce rebond s’inscrit dans le cycle de vie, finalement très classique, d’un jeu saisonnier. Reste désormais à savoir si ce succès saura résister à l’arrivée imminente du gargantuesque concurrent qui arrive. On ne peut que le leur souhaiter, car Fellowship constitue une base solide qui ne demande qu’à s’enrichir de contenus de cette qualité.

Test Fellowship – Le diamant au bout de l’anneau
Sreex

Preview World of Warcraft: Midnight – Refonte de fond et immobilier
Sreex

Plus accessible, plus ambitieux : Saros affine sa formule
Ninof