Dans un monde où les portages, remasters et autres joyeusetés sont légions, des communautés continuent de préserver les jeux d’une toute autre manière. Tout récemment, un nouveau portage non officiel sur PC a vu le jour : Animal Crossing, l’épisode original sorti sur GameCube. Il est désormais possible de jouer nativement à ce titre sur PC, à condition d’avoir effectué un dump de son jeu d’origine. Une prouesse rendue possible par une décompilation complète du jeu original, permettant de le faire tourner nativement sur un PC moderne.
Quand les éditeurs multiplient les portages sur consoles actuelles, pourquoi des joueurs se donnent-ils encore autant de peine pour proposer des décompilations sur PC ? La réponse est simple : préserver un jeu et en profiter au maximum.
Animal Crossing est loin d’être le seul exemple. Beaucoup de jeux sont décompilés, principalement des titres Nintendo, à l’image d’Ocarina of Time. Même s’il est accessible sur Nintendo 3DS, sa version PC issue d’une décompilation va bien plus loin, en proposant notamment une compatibilité native avec les mods. Avec les quinze ans de la Nintendo 3DS, force est de constater que le premier problème de ces portages officiels prend tout son sens : leur obsolescence inévitable.
Le temps qui passe
La situation est même pire avec les jeux jamais réédités. S’il est encore possible de se procurer une Nintendo 3DS d’occasion, il va devenir de plus en plus compliqué d’en avoir à des prix abordables, comme la GameCube ou la Nintendo 64. Les portages officiels offrent une fenêtre, mais tôt ou tard, ils deviennent eux-mêmes obsolètes.

Centraliser ces expériences sur PC apparaît alors comme la solution la plus pérenne. L’émulation existe déjà pour cela, mais elle ne retranscrit jamais parfaitement le matériau d’origine. Les décompilations, elles, proposent le titre original dans son état le plus pur, avec parfois quelques corrections mineures comme une meilleure résolution ou des ajustements techniques pour tourner correctement sur les machines actuelles, sans jamais dénaturer l’expérience de base.
C’est d’ailleurs ce qui distingue les décompilations des remasters et remakes, dont certains peuvent trahir le matériau d’origine. Entre les remasters qui déçoivent et ceux qui n’arrivent jamais, difficile de ne pas chercher des alternatives viables.
Certains portages officiels deviendront à leur tour rétro, et la question du prix et de la préservation du jeu vidéo restera entière. Aucune solution miracle n’existe, mais il est rassurant de voir des outils communautaires maintenir ces œuvres accessibles, au prix de milliers d’heures de travail. À cela s’ajoute GOG, qui œuvre de façon officielle pour la préservation en proposant une boutique sans DRM, garantissant un accès à vie à ses titres.

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