C’est une semaine plutôt calme qui s’achève à présent, comme si le monde du jeu vidéo s’était aussi lancé à corps perdu sur le jeu événement de ce premier trimestre. Crimson Desert continue en effet de faire parler de lui, franchissant de nouveaux sommets critiques et commerciaux avec un Pearl Abyss au petit soin pour son œuvre. Malheureusement, cette apathie apparente de l’industrie cachait aussi de nouvelles désillusions de la part de certains de ses acteurs principaux, avec un PlayStation qui augmente à nouveau les prix de ses appareils et un Epic Games qui matérialise le déclin de Fortnite avec de (très) nombreux licenciements.
Fortnite en déclin, les salariés qui trinquent
Si seulement l’industrie pouvait enfin changer de disque, faisant de ses employés une variable d’ajustement dans l’unique but de tenter de conserver une croissance issue de ses années les plus florissantes. C’est en substance ce qui se produit cette fois avec un Tim Sweeney, PDG d’Epic Games, qui, constatant des bénéfices en berne, décide, presque d’un claquement de doigt, de se délester d’un millier de ses employés, représentant environ 20 % de sa masse salariale de l’entreprise, excusez du peu. Et pourtant, la firme américaine est loin d’être à plaindre, elle qui règne presque sans partage dans le domaine des free-to-play depuis une dizaine d’année et est propriétaire du moteur de jeu le plus populaire de l’industrie, l’Unreal Engine 5.
Il est certain qu’un beau jour, Fortnite finira par s’éteindre, remplacé par un nouveau jeu/réseau social qui fera loi dans les cours de récré (et au-delà). Mais plutôt que d’investir vers cet avenir en cherchant à devenir son propre héritier avec une nouvelle production fédératrice, on constate que la politique d’Epic Games semble de privilégier ses profits immédiats, au détriment des petites mains qui ont fait son succès. Mais qu’on ne s’inquiète pas, ces bénéfices sauvegardés seront bien employés lors de la prochaine collaboration avec une énième personnalité en vue ou un quelconque anime populaire.
Crimson Desert continue de s’améliorer
Les âmes chagrines diront que Crimson Desert est sorti, sur console du moins, dans une version beta, pointant du doigt les dizaines de patchs déjà déployés par Pearl Abyss afin de corriger ses multiples bugs et améliorer le jeu dans ses grandes lignes. Peut-être même n’ont-elles pas tort d’ailleurs, mais force est de constater que le studio coréen effectue un suivi admirable, répondant rapidement aux complaintes des joueurs lorsqu’un problème critique est détecté. Améliorations du gameplay, navigation dans les menus optimisée, combats rééquilibrés, correctifs en pagaille, etc. les derniers patchs affichent des dizaines et des dizaines de retouches visant à faire de Crimson Desert un jeu meilleur.
Les joueurs semblent d’ailleurs de plus en plus apprécier la proposition, avec la note moyenne des utilisateurs qui ne cesse d’augmenter sur les différents sites agrégateurs et des chiffres de vente qui poursuivent leur ascension, Crimson Desert ayant franchi la barre symbolique des trois millions d’exemplaires vendus. Une aventure entre le studio et les joueurs qui semble partie pour durer, peut être même jusqu’aux Game Awards. Enfin, si on nous laisse le temps de le terminer d’ici là.
Nouvel hausse de prix pour les PlayStation
Vous avez difficilement pu passer à côté. Cette semaine, PlayStation a décidé, une fois de plus, d’augmenter le prix de vente de ses machines PlayStation. Et si la douloureuse était déjà difficile à accepter en 2022, lorsque la console a vu son prix augmenter une première fois de cinquante euros, cette nouvelle folie inflationniste va être encore plus compliquée à digérer.
En effet, dès la semaine prochaine, le 2 avril, les PS5 vont voir leurs tarifs revus à la hausse de cent euros. Ainsi, la version digitale sera désormais vendue à 599,99 euros, la standard à 649,99 euros et la pro à 899,99 euros. À noter que la PS Portal, moins technologiquement avancée, n’augmente elle « que » de 30 euros, pour s’afficher dorénavant à 249,99 euros.
Alors, on pourrait facilement pointer du doigt l’avidité de PlayStation qui, il faut bien l’avouer, a souvent tendu le bâton pour se faire battre sur cette génération de machine. Pour autant, la hausse des prix de la RAM, provoquée, entre autres, par l’investissement massif des industries de la tech dans l’Intelligence Artificielle semble être l’un des facteurs principaux à l’origine de cette décision. De nouveaux tarifs qui interrogent aussi pour l’avenir, avec une future génération de console que certains prophétisent déjà pour 2028 et qui pourrait, si on en croit quelques analystes, bien atteindre la barre insensée des 1 000 euros. Comme quoi, les scalpeurs de 2020 étaient peut être juste des gens en avance sur leur époque finalement.

Test Crimson Desert – De MMO à solo, mais pas sans accroc
Kivy

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