En 2016, Ubisoft et Massive Entertainment ont mis la première pierre à l’édifice The Division. TPS/RPG plongeant le joueur dans une Amérique ravagée par un mystérieux virus, The Division nous mettait dans la peau d’un agent de la division, une organisation gouvernementale secrète composée de citoyens activés lorsque la société menace de s’effondrer. Le but était simple : purger les rues de New-York, puis de Washington dans le second opus, des différentes menaces tout en augmentant le niveau de puissance, d’armes et de compétence de votre agent. Une recette qui fonctionnait plutôt bien mais qui restait en surface de ce que The Division pouvait réellement être.
En 2019, Ubisoft remet le couvert avec The Division 2 pour le plus grand bonheur des fans. La recette est améliorée, le contenu est gargantuesque, le scénario de série B est anecdotique mais tout de même présent, et la rejouabilité est exemplaire ; ne cessant jamais de croître et d’impressionner même en 2026 grâce aux différentes mises à jour régulièrement proposées.
Après la douche froide de l’édition Definitive du premier opus et l’annulation du free-to-play Heartland, nous étions en droit d’attendre de The Division Resurgence bien plus qu’une simple pause en attendant le troisième opus. Après plusieurs heures passées en compagnie de la division sur Android, quel constat faire ? L’expérience The Division convient-elle au smartphone ? Le TPS tactique d’Ubisoft transposé sur téléphone n’est-il qu’un gigantesque pay-to-win comme tant d’autres propositions ?
(Test de Tom Clancy’s The Division Resurgence réalisé sur mobile Android via une copie commerciale du jeu)
Une recette inchangée qui sied à merveille au smartphone
En reprenant le décor du premier opus, New-York sous la neige peu de temps après le début de l’épidémie de poison vert, The Division Resurgence s’inscrit comme un spin-off se déroulant en même temps que l’épisode de 2016. Les masques de certains personnages ne sont pas encore tombés, Aaron Keener n’est qu’une menace lointaine et l’action ne se cantonne qu’à New-York pour le moment. Notre agent est donc activé avec la première vague de la division et la libération de la ville peut alors commencer.
Dès l’introduction, nous sommes plongés dans le bain et les joueurs n’étant pas familiers avec l’univers et les mécaniques de The Division pourront être un brin perdus. La profusion d’éléments constitutifs de notre agent (habilités, compétences, classes) nous arrive dessus tout d’un bloc, et les différents petits ajouts faits par rapport aux versions consoles n’aident pas à simplifier la chose.
Néanmoins, une fois les armes en main et les quelques premières missions accomplies, l’ensemble se fluidifie et participe grandement à l’aspect light-RPG et therory-craft du jeu. Le gameplay au tactile est relativement intuitif malgré la profusion d’icônes à l’écran mais les équipes de développement ont tout de même inclus le support manette et avec cette dernière en main la sensation éprouvée est la même que sur console.
Dans The Division Resurgence, les équipes d’Ubisoft ont associé le meilleur des deux opus précédents. Les différentes missions secondaires et aléatoires de The Division 2 font leur retour, la Dark Zone (zone PvPvE au loot de qualité supérieure) est présente et les refuges et leurs améliorations également. Tout comme les autres épisodes, The Division Resurgence est un jeu qui peut se parcourir seul mais qui prend une autre dimension à plusieurs.
Accompagné de joueurs inconnus ou d’amis, l’expérience sera légèrement plus corsée mais vous garantira du meilleur équipement. De plus, les différentes spécialisations, au nombre de 4, permettent d’être plus que complémentaires lors des affrontements grâce aux talents propres à chacun (soin, renforcement des abris, améliorations des gadgets…). Le côté multijoueur du jeu transparaît également dans l’environnement. En effet, les joueurs peuvent intervenir à leur gré lors des événements (hors mission) et nous aider lors des affrontements.
Une progression loin des des poncifs du jeu mobile
L’un des points sur lequel The Division Resurgence se démarque est au niveau de sa gestion de la progression du personnage, mais également du scénario et des missions. Dans la réalité du jeu mobile, nous sommes bien souvent confrontés à des paywall nous invitant à payer ou à jouer un nombre impossible d’heures avant de pouvoir franchir un obstacle. Ici, la progression est la même que dans les opus consoles et se rapproche encore un peu plus de la dimension light RPG de la licence. Rien n’est en soi impossible à faire, si vous apprivoisez bien votre personnage et ses compétences, la progression sera fluide.
De plus, les différentes mécaniques et récompenses obtenues à la fin de chaque événement permettent aux joueurs de progresser comme ils le souhaitent sans avoir à mettre la main au portefeuille, même s’il est toujours possible de le faire via l’onglet boutique. Aucune barrière virtuelle de difficulté ne sera dressée par le jeu. Tout comme dans la version console, il ne tiendra qu’à vous de recommencer les missions principales et d’accomplir le plus de missions secondaires possibles pour augmenter les statistiques de votre agent.
Les limites du support mobile
Toutefois, tout n’est pas que joie dans l’expérience The Division Resurgence. Comme beaucoup de jeux mobile avant lui, Resurgence n’échappe pas aux fameuses quêtes Fedex nous demandant d’aller et venir pour rapporter des objets en tout genre aux différents personnages. C’était déjà le cas dans The Division 2, mais uniquement pour les besoins de l’activation d’un refuge et le reste du temps nous allions nous castagner dans les rues de Washington. Ici, les quêtes les plus ennuyantes du premier The Division se répètent un peu trop souvent à notre goût et ces fameuses missions secondaires passeront bien vite à la trappe au profit des missions de combat pur.
Autre petite déconvenue : le manque flagrant de vie. Contrairement aux opus consoles, dans The Division Resurgence vous ne tomberez sur aucune patrouille aléatoire dans les rues, aucun combat au détour d’un bâtiment, aucun pillage ou agression de la part des émeutiers… Les seuls éléments qui se produisent en dehors des missions principales sont du fait de la génération d’événements scriptés.
The Division Resurgence est une excellente petite surprise, surtout compte tenu de son statut de jeu gratuit. Pléthore de contenu, expérience proche de celle des opus consoles, nouveautés pour aller encore plus loin dans la personnalisation de son agent, événements aléatoires, tâches quotidiennes… Il y a de quoi faire et pour longtemps. Si, comme nous, vous avez passé des dizaines d’heures sur les premiers épisodes, vous y trouverez largement votre compte. Pour les néophytes, vous trouverez également votre bonheur avec un TPS/RPG dynamique qui fait la part belle à la personnalisation et aux affrontements.


