Introduites dans l’un des meilleurs épisodes de la saga de George Lucas, les courses de modules avaient déjà eu leur heure de gloire en 1999 avec Star Wars Episode I: Racer sur PC, N64 et Dreamcast. Le jeu était fun, rapide, très orienté arcade et nous permettait d’explorer plus en profondeur certains environnements de La Guerre des Étoiles. Depuis, hormis un épisode Racer Revenge un peu moins marquant que son prédécesseur, la licence Star Wars était partie naviguer vers d’autres horizons.
Aujourd’hui, d’anciens développeurs de chez Criterion (la série Burnout), nous proposent une nouvelle virée dans l’univers des courses rapides et furieuses de la saga Star Wars. Après son annonce, nous nous demandions si nous allions nous retrouver devant un nouveau maître-étalon dans la catégorie des jeux de course, ou devant un simple délire nostalgique à bord d’un speeder. Qu’en est-il réellement ?
(Test de Star Wars: Galactic Racer réalisé sur PS5 à partir d’une version fournie par l’éditeur)
« Il y a des courses sur Malastar, ça va très vite, c’est très dangeureux ! »
Comme le disait Qui-Gon Jinn, les courses de modules sont très certainement les choses les plus dangereuses ayant cours dans la galaxie. Qu’à cela ne tienne, certaines têtes brûlées et autres mercenaires se retrouvent sur des planètes de la Bordure extérieure pour se livrer à ces jeux mortels. Après la chute de l’Empire, les courses reprennent de plus belle après leur interdiction par les agents de Palpatine. De très grosses sommes et des enjeux de renommée dans les milieux mafieux sont à la clé : fortune et gloire, comme dirait un certain professeur.
Darius Pax, l’un des grands mécènes de la Ligue de Course Galactique cherche un nouveau champion pour battre, à son propre jeu, le pilote du moment : Kestar Bool. C’est ici que nous entrons en scène avec Shade, un contrebandier plutôt à l’aise dans un cockpit et qui lui aussi cherche à prendre sa revanche sur Bool. Créer une histoire avec autant de rebondissements, de personnages et de fils scénaristiques différents n’était pas forcément ce que nous attendions le plus dans un jeu de course Star Wars, mais force est de constater que l’ensemble fonctionne à merveille dans cet univers.
De plus, le scénario permet de justifier les nombreux choix de gameplay faits par les développeurs de Fuse Games. La sensation de vitesse à bord, les différents types de véhicules pilotables et les différentes épreuves à disputer, toute cette boucle est liée à un gameplay rogue-like au départ surprenant, mais qui fonctionne sacrément bien !
« Je vais alligner mon module pour la course de demain ! »
Land Speeder, Moto-Jet et Skim Speeder (et à de rares occasions des Podracers) voici les trois types de véhicules que nous avons le droit de piloter dans Star Wars: Galactic Racer. Chacun possède son propre style de pilotage, sa propre manière d’anticiper les virages et les dérapages, sa robustesse face aux chocs et sa propre vitesse de pointe. Les différentes caractéristiques des speeders peuvent être améliorées entre chaque course grâce aux différentes pièces qui nous sont proposées. A mi-chemin entre Star Wars Racer, Need For Speed et Burnout, le titre encourage également les joueurs à faire preuve d’agressivité pendant les courses pour dépasser ou envoyer un adversaire dans le décor, car notre principal ennemi dans notre quête des qualifications reste la destruction de notre Speeder.
Certains choix doivent être faits lors de l’acquisition des différentes pièces et bonus. La place sur le moteur de notre Speeder n’étant pas illimitée, nous devrons donc parfaitement connaître les limites de notre véhicule pour savoir quoi prioriser.
Le Land Speeder est fiable et robuste mais se traîne un peu dans les lignes droites, l’option consistant à mêler gain de vitesse et annulation du freinage dans les virages sera donc la meilleure et ainsi de suite. Star Wars: Galactic Racer se caractérise par une boucle d’apprentissage par l’erreur. Refaire encore et encore les circuits en explorant différents types de courses sera primordial pour dompter la partie conduite, grisante mais diablement addictive, et la pluralité de pièces et de personnalisation qui sont mises à notre disposition.
La personnalisation et l’amélioration de notre speeder sont assez complètes et peuvent également être faites en dehors de la boucle rogue-like grâce à l’argent que nous gagnons en fin de course, selon notre position sur la grille. Notre bolide pourra déjà être nettement plus solide et compétitif en début de tournoi sans pour autant devoir attendre notre première victoire. En plus de l’amélioration, les sommes gagnées nous permettent d’acheter une pléthore de skins et de peintures. Les différents cosmétiques que nous pouvons apposer sur nos véhicules balaient tout l’imaginaire de Star Wars (le Land Speeder de Han au début de Solo: A Star Wars Story, les Skim Speeders de la résistance dans Les Derniers Jedi…). Pour les plus fans d’entre nous, les clins d’oeil récompensent encore plus l’envie de gagner toujours plus de courses.
« Plus d’énergie, le réacteur principal a dû être touché ! »
Malgré tout le bien que nous pensons de Star Wars: Galactic Racer, force est de constater que le jeu possède quelques lacunes. Tout d’abord, même si la proposition est réussie et qu’elle nous a maintenus collés derrière les manettes pendant plusieurs heures, la boucle rogue-like s’essouffle au bout d’un moment. Ce problème, qui n’en est pas réellement un, est inhérent au genre, et après plusieurs tours de piste, nous avons très vite fait le tour de ce qui peut être amélioré et des subtilités des différentes pièces et bonus alloués à notre Speeder. Nous aurions aimé que le jeu nous impose des améliorations pour réellement faire preuve de sang-froid et de maîtrise sur la piste.
Autre point qui nous a quelque peu déstabilisés en début de partie : les circuits. Les environnements visités sont magnifiques, et les fans de Star Wars que nous sommes étaient plus que ravis de découvrir plus en profondeur certaines des planètes aperçues dans les films. Le problème vient surtout du tracé à suivre qui est, très souvent, peu clair. Nous avons plus qu’à notre tour détruit notre speeder en l’envoyant dans le décor, pas par un manque de maîtrise de l’appareil, mais à cause du peu de visibilité dans certaines lignes droites et virages. Sans demander une assistance au freinage ou au dérapage, nous aurions apprécié une signalétique ou un tracé plus clair pour éviter de perdre bêtement une vie en voulant rattraper la pole position.
Star Wars: Galactic Racer est une excellente surprise pour les fans de jeux de course, mais aussi pour tous ceux que la saga de George Lucas a fait rêver. Efficace, addictif, diablement bien pensé et conçu, le jeu saura vous occuper de longues heures qu’il s’agisse de l’obtention de la précieuse pole position ou de la customisation de votre speeder préféré, il y en a pour tous les goûts et tous les profils de pilote de l’espace !


