Du jeu vidéo à l’édition il n’y a qu’un pas : après le succès retentissant de Phasmophobia, le studio Kinetic Games diversifie ses objectifs et lance Kinetic Publishing. Une maison d’édition indépendante, cherchant à soutenir des projets similaires à celui déjà produit par le studio.
« Puisque nous avons tant grandi, nous voulons maintenant soutenir les studios qui viendront sous notre aile, et leur offrir un soutien que j’aurais aimé avoir au début de mon voyage » Daniel Knight, président et fondateur de Kinetic Games
Donner aux autres ce qu’il aurait aimé avoir : voilà l’objectif de Daniel Knight, créateur de Phasmophobia, Kinetic Games et, maintenant, Kinetic Publishing. Que ce soit lors du développement des premières versions du jeu, ou lors de son succès éclair, Knight avait été très seul, et la gestion administrative de son succès avait été particulièrement compliquée.
Chez Kinetic Publishing, de tout, sauf de l’IA
Cela influe très certainement le genre de projet que le tout jeune éditeur cherche à prendre sous son aile : des projets de jeux développés par de petites équipes avec une vision claire, et un développement relativement avancé. Kinetic Publishing est ouvert à tout type de jeu, sur tout type de support. L’objectif n’est pas de suivre un projet de A à Z, mais bien d’aider une équipe à passer la ligne d’arrivée.
Reste une limite : les projets liés au Web3, cryptomonnaie ou employant l’IA générative ne seront pas les bienvenus. D’emblée, Kinetic Publishing prend une position claire, dans un débat qui dépasse de loin la simple édition indépendante.
Une position qu’il est importante de prendre : le cas de Kinetic Games, et, par le même temps, de Kinetic Publishing, est spécifique. Avec un succès retentissant qui s’est beaucoup reposé sur une diffusion virale. À coup de streams twitch, de bouche à oreille très rapide, Phasmophobia a rejoint les rangs des jeux indépendants qui se retrouvent portes-étendards de ce mode de production. Bien évidemment, l’avis, la voix de Daniel Knight sur cet enjeu va être écoutée, évaluée et critiquée par le public et les acteurs du milieu.
Les projets choisis, qui seront peu nombreux, deux ou trois d’après le communiqué, pourront profiter de l’expertise du studio Kinetic Games sur différents points : financement, marketing, mais aussi conseils organisationnels, juridiques et opérationnels. Pour ce qui est de la gestion économique, qu’il s’agisse des fonds envoyés aux studios ou des recettes récupérées suite à la publication des jeux, Kinetic Publishing assure prévoir de faire du cas par cas, mais s’alignera sur les sommes habituelles du marché indépendant.
C’est une nouvelle étape importante, mais une qui était attendue par Daniel Knight. Dans le communiqué, le créateur de Phasmophobia affirme que c’est le bon moment : beaucoup de choses ont changé depuis la sortie en accès anticipé de son jeu, et il a, désormais, un studio qui sera encore amené à grandir dans les années à venir à gérer.
C’est, assurément un grand pas pour le studio, mais Knight tient à rassurer son public : la 1.0 de Phasmophobia ne sera pas affectée par cette activité. La sortie finale de son projet de cœur est toujours prévue au cours de l’année. Sur la quarantaine d’employés du studio, ce sont cinq des plus expérimentés dans le domaine du marketing notamment, qui sont assignés à la gestion de Kinetic Publishing.
Il est clair que l’idée est louable, et on ne peut qu’être admiratif de cette volonté de faire plus qu’a Daniel Knight pour une communauté dans laquelle il a connu un succès dépassant toute attente. Pour l’instant, nous ne pouvons qu’être curieux et attendre : quels projets frapperont à la porte du tout nouvel éditeur ?

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