Beaucoup de jeux s’inspirent de cultures et de folklores comme toile de fond, notamment Assassin’s Creed qui en a fait son fond de commerce. De l’Antiquité à la Révolution française en passant par l’ère Edo, la licence a exploré bon nombre d’époques et de pays. Longtemps le jeu vidéo s’est nourri des mêmes imaginaires : mythologies nordiques, récits médiévaux européens ou encore folklore japonais. Des univers riches mais qui ont laissé peu de place à d’autres cultures mineures tout aussi fascinantes.
Une industrie en quête de nouveaux récits
Aujourd’hui, une nouvelle génération de studios, principalement indépendants, semble décidée à faire bouger les choses et à imposer une représentation juste et réaliste de leurs cultures. À travers des propositions audacieuses, certains jeux à venir explorent des folklores encore peu exploités dans le paysage vidéoludique. Du Brésil au Mexique en passant par les déserts de l’Afrique du Nord, Talaka, Mariachi Legends et Amalu: Wells Between Worlds ouvrent en 2026 la voie à une diversité culturelle bienvenue.
Face à un public toujours plus curieux et exigeant, le jeu vidéo amorce depuis quelques années un tournant. Les joueurs ne cherchent pas uniquement des mécaniques innovantes ou des graphismes spectaculaires, mais aussi de nouveaux univers avec leur culture propre. Dans ce contexte, les studios indépendants jouent un rôle moteur. Libérés de certaines contraintes commerciales, ils osent plus facilement explorer des territoires narratifs encore peu exploités. Le folklore devient alors un formidable terrain de jeu, permettant à la fois de raconter des histoires originales et de valoriser des héritages culturels parfois méconnus ou même caricaturés.
La représentation de folklores dans le Rogue-like/Metroidvania
Avec Talaka, les joueurs sont invités à plonger dans un Rogue-like coloré aux influences afro-brésiliennes, encore rarement représentées dans le jeu vidéo. Le titre puise dans les croyances liées aux orixás, ces divinités issues des traditions yoruba et largement présentes dans des religions comme le candomblé. Au-delà de son cadre culturel, Talaka peut séduire par sa direction artistique à l’aquarelle marquée et son atmosphère onirique. À travers ses environnements vibrants et sa narration empreinte de symbolisme, le jeu semble vouloir retranscrire la richesse spirituelle des traditions.
De son côté, le Metroidvania Mariachi Legends s’ancre profondément dans la culture mexicaine. Inspiré principalement par l’imaginaire du Día de los Muertos, et par de nombreuses légendes populaires, le jeu mêle morts et vivants dans un univers à la fois sombre et détonnant. Les motifs traditionnels et le symbolisme de la mort occupent une place centrale dans sa direction artistique. La musique, élément essentiel de la culture mariachi, semble apposer son empreinte et joue un rôle clé dans l’expérience.
Plus rare encore dans le jeu vidéo, le folklore amazigh et nord-africain se trouve sublimé dans le Rogue-like Amalu: Wells Between Worlds. Le jeu explore deux mondes, où mythes, spiritualité et traditions ancestrales s’entremêlent. S’appuyant sur des récits et la prépondérance du symbolisme dans la culture amazighe, le jeu fait découvrir au joueur une culture riche encore très peu mise en avant dans les médias. Cette approche offre une véritable bouffée d’air frais, tant sur le plan esthétique que narratif.
Tous apportent leur lot de monstres mythiques, de légendes endémiques et de traditions. Portés par une volonté de transmission culturelle et de valorisations de folklores sous-représentés, ces titres participent à une meilleure diversité des récits et offrent aux joueurs l’opportunité d’apprendre de ces cultures. Talaka, Mariachi Legends et Amalu: Wells Between Worlds partagent une ambition commune : élargir les horizons du jeu vidéo.
Ces trois jeux témoignent aussi d’une évolution positive de l’industrie, plus ouverte et attentive aux questions de représentation. Ces initiatives, on l’espère, inspireront d’autres studios à poursuivre la voie. Si le chemin est encore long, ces projets montrent que le jeu vidéo est toujours capable de se réinventer. En puisant dans des traditions culturelles variées, il devient un véritable vecteur de découverte et de transmission.

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