Faute de financements pour son nouveau projet, le studio Ivy Road a annoncé la fermeture de ses portes. Fondée autour de figures reconnues du jeu narratif, la structure cessera officiellement ses activités le 31 mars 2026. Une disparition brutale, qui rappelle à quel point l’industrie actuelle laisse peu de place aux trajectoires fragiles, même lorsqu’elles sont portées par des voix singulières.
Derrière cette décision, toujours la même réalité devenue tristement banale : l’impossibilité de sécuriser des financements pour un second projet. Malgré des démarches engagées auprès de plusieurs partenaires, Engine Angel n’a jamais trouvé d’éditeur prêt à en assumer le risque.
Le premier et unique jeu d’Ivy Road, Wanderstop, avait pourtant brillé d’une excellente critique, porté par les plumes de Davey Wreden (The Stanley Parable) et Karla Zimonja (Gone Home, Life is Strange 2), et les compositions de C418 (Minecraft). Une œuvre modeste dans ses ambitions commerciales, mais précieuse dans sa sensibilité, qui donnait l’impression d’un studio en train de chercher sa voix et d’expérimenter.
L’impossible deuxième pas
Malgré tout, Engine Angel restera à l’état d’esquisse, victime d’un contexte où les financements se raréfient et où les projets atypiques peinent à convaincre, symptôme d’un écosystème qui ne veut plus accueillir l’incertitude.
I’ve been working on a game pitch and story dear to me, « ENGINE ANGEL », with the team at Ivy Road!
We’re still seeking funding, but in the meantime I wanted everyone to still be able to share the work they’ve done. I’ll be sharing more as well as reposting any of the team’s posts so stay tuned!
— Liz (looking for work?) (@lizc3d.bsky.social) December 20, 2025 at 9:26 PM
Si le studio s’efface, Wanderstop, lui, demeure. Le jeu restera disponible, et une collaboration en cours avec Annapurna Interactive laisse entrevoir une tentative tardive de lui offrir une seconde vie, ou du moins un nouveau public. En coulisses, c’est une équipe entière qui se retrouve désormais à la dérive, invitée à se réinventer ailleurs.
La fermeture d’Ivy Road ne fera sans doute pas trembler l’industrie, s’inscrivant dans une longue série de disparitions silencieuses où une équipe se disperse. Les compétences, elles, se diluent et les sensibilités se retrouvent sommées de s’adapter ou de disparaître, tandis que le marché continue de s’industrialiser, de plus en plus étroit dans ce qu’il tolère.

Fortnite coûterait plus qu’il ne rapporte, 1000 développeurs licenciés
n1co_m

Subnautica 2 – Le naufrage se poursuit après le procès contre Krafton
broccomilie

Atlus (Persona) – L’entreprise qui prend soin de ses salariés
Al