Depuis quelque temps, l’une des nombreuses modes de la sphère du jeu vidéo semble être l’hommage et la reprise des graphismes et des mécaniques d’antan. Beaucoup de développeurs de la scène indépendante font désormais le choix du tout pixel qui tâche comme sur nos bonne vieilles PlayStation. C’est également le choix entrepris par Dread XP avec Dread Delusion, un RPG en monde ouvert qui n’est pas sans rappeler un certain Morrowind. Déjà disponible sur Steam depuis 2024, le titre se fait relativement discret depuis sa sortie avec un pic quotidien de 30 joueurs. Aujourd’hui, le développeur annonce son arrivée imminente sur consoles. Peut-être synonyme d’une bonne surprise ?
Morrowind avec un soupçon de Lovecraft et de Bloodborne
Dread Delusion, c’est quoi ? Dans un monde de Dark Fantasy dans lequel le ciel est envahi d’une étrange couleur violette, les continents se sont fracturés suite à un cataclysme. Les rares rescapés de la catastrophe se sont réfugiés sur des îles dissimulées dans les nuages mais en proie aux attaques de viles créatures. C’est ici que vous atterrissez en vous réveillant dans les geôles de l’Inquisition. Votre liberté s’obtiendra au prix d’une longue traque, celle d’un groupe de mercenaires ayant mis la main sur un étrange pouvoir mettant en péril l’intégrité des territoires.
L’univers dépeint est un mélange de science-fiction allié à de l’heroïc-fantasy : les bâtiments ressemblent à d’inquiétantes cathédrales aux dimensions démesurées, les cimetières sont remplis de créatures et une forme de technologie steampunk semble être à l’usage. Entre les architectures médiévales gargantuesques qui rappellent l’univers de Bloodborne, la menace d’une lumière mauve étrange semblant rameuter des forces obscures comme dans la nouvelle La couleur tombée du ciel de H.P Lovecraft et les promenades libres dans des plaines menaçantes à la manière d’un Daggerfall ou d’un Morrowind, Dread Delusion respecte ses influences et inspirations pour livrer un RPG pour le moins original.
Quand archaïsme est synonyme d’originalité
Avec ses grossiers polygones et son nombre d’images par seconde qui fera frémir la plus robuste des PlayStation 1, Dread Delusion s’inscrit parfaitement dans cette mouvance d’hommage aux jeux du siècle dernier. Tout comme avec Warhammer 40.000: Boltgun, THRESHOLD ou encore Cry of Fear, nombreux sont les développeurs ayant fait le choix du tout comme à l’époque. Les limitations techniques des moteurs de l’époque peuvent se révéler être de formidables outils de création.
Peut-être même que la lune mauve menaçante de Dread Delusion n’aurait pas eu autant d’impact sur Unreal Engine 5 ? Peut-être que le charme des anciens Elder Scrolls avait quelque chose de plus excitant lors des déambulations et des affrontements ? Sans se faire porte étendard du « c’était mieux avant », il est vrai que les dernières propositions néo-rétro présentes sur le marché furent d’excellentes surprises.
Côté gameplay, il oscille entre le classique et l’original. Le personnage incarné aura le choix entre maîtriser une ancienne magie, le corps-à-corps, des ersatz d’armes à feu ou encore se faufiler au nez et aux os des créatures qui peuplent les douces îles volantes. Et pour visiter les différents points d’intérêt, nous pouvons piloter un navire volant pour aborder d’autres îles. Les PNJs rencontrés nous proposeront des quêtes secondaires et les différents échanges de dialogues influeront sur la fin du jeu. Les joueurs pourront mettre la main sur Dread Delusion au printemps 2026 sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Switch, le jeu étant déja disponible sur PC.

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